Dimanche 23 juillet 2017
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Régions
Sports
Femme magazine
Le Soir Santé
Faits divers  
Monde  
Culture  
Ici mieux que là-bas  
Soit dit en passant  
Digoutage
Pousse avec eux
Edition du jour
Nos archives en HTML


Chronique du jour : SOIT DIT EN PASSANT
A Alger, on restaure autrement !


Par Malika Boussouf
malikaboussouf@yahoo.fr
Il est des jours comme ça où tandis que le brouillard ambiant se fait encore plus épais, certaines actions inattendues vous réconcilient avec le comportement d’une partie de l’autorité publique.
Quand une administration locale se décide à étendre le badigeonnage des façades d’immeubles à la réfection de ces derniers, on se dit que, quelque part, allez savoir où, mais à la limite peu importe, les choses sont peut-être en train de prendre une tournure à la fois différente et réconfortante. Inutile de s’embêter à vouloir comprendre pourquoi ce sursaut soudain vous apporte autant de soulagement. Du moment que l’on se décide à faire les choses comme on aurait dû le faire depuis bon nombre d’années, pourquoi épiloguer sur une hypothétique prise de conscience ? Si les cabinets qui détiennent le pouvoir de décision ont enfin réalisé que laisser le patrimoine immobilier se dégrader ne garantissait en rien le remplacement de ce dernier par mieux, c’est que persiste encore au sein de l’Etat cet entêtement à ne pas céder à la tendance salement familière de jeter le bébé avec l’eau du bain.
Cet espèce d’attachement surdimensionné, voire surfait à un sentiment patriotique que d’aucuns affirment en perdition, a fait, derrière les lamentations toujours hautement médiatisées, tellement de dégâts, qu’il serait absurde de céder aux élans grotesques qui ne se justifient pas. Un jour, il le faudra bien, si l’on veut assainir les rangs des «patriotes» en question, que l’on s’arrête sur les notions récurrentes de nationalisme et de patriotisme brandies essentiellement dans les milieux où l’on pense que l’excès de zèle ne réduit pas la dignité, bien au contraire.
La preuve est faite depuis longtemps, hélas, que plus on chante son attachement à la nation et aux valeurs qu’elle a pourtant abandonnées, sans s’épuiser autrement, moins on est sommé de rendre des comptes. Quand on se met en tête de servir les intérêts occultes qui affermissent leurs pouvoirs ou que l’on a besoin de consolider un parrainage, on se souvient que louer l’indépendance de l’Algérie fait vibrer dans les chaumières et oublier les raisons d’un abandon généralisé.
M. B.

Nombre de lectures : 1798

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site