Actualités : SUITE A UNE NOUVELLE INTERDICTION MUSCLÉE D’UNE ACTIVITÉ CULTURELLE
Émeutes à Aokas


De violentes émeutes ont éclaté dans l’après-midi d’hier à Aokas, une station balnéaire située à une vingtaine dekilométres à l’est du chef-lieu de Béjaïa, suite à l’intervention musclée des forces de l’ordre pour empêcher, pour une troisième fois consécutive en l’espace de deux mois, l’organisation d’une conférence littéraire.
La conférence que devait donner l’écrivain Ramdane Achab sur l’édition du livre amazigh, au centre cuturel de la ville, a tourné à l’affrontement, consécutivement à l’intervention de policiers anti-émeutes, qui ont fait irruption dans la salle. Selon nos informations, des députés, à savoir Brahim Bennadji, Khaled Tazaghart et Mme Ouali, ont vainement tenté de convaincre, queqlues heures auparavant, le premier responsable de l’exécutif de la wilaya de Béjaïa à la fois pour l’organisation de cette manifestation culturelle et ensuite lever l’interdiction d’organisation d’autres conférences culturelles.
La route nationale n°9 a été coupée à la circulation par les manifestants suite à ce mouvement de foule, qui s’est déplacé vers le centre d’hebergement des CRS, situé dans la même ville. «Le pouvoir a réagi avec une rare violence en empêchant manu militari la conférence que devait animer le professeur Ramdane Achab au centre culturel d’Aokas, samedi 22 juillet 2017, sur le thème «Edition du livre amazigh».
«Pendant que le conférencier exposait méthodiquement son sujet devant une assistance très attentive, des renforts de CRS ont subitement fait irruption dans la salle, proférant des insultes grossières et tabassant violemment certaines personnes avec leurs matraques», ont dénoncé les responsables du café littéraire de Béjaïa dans une déclaration parvenue à notre rédaction, avant d’ajouter qu’avec cette «brutale réaction, le pouvoir vient de montrer sa «nature fasciste», confirmant à nouveau qu’il ne reculera devant aucune forme de répression pour empêcher l’éclosion d’espaces de liberté d’organisation et d’expression et il vient de franchir un pas très dangereux dans son acharnement à vouloir interdire toute expression citoyenne se tenant hors circuits officiels».
Kamel Gaci



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