Dimanche 10 septembre 2017
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Actualités : PLAN D’ACTION DU GOUVERNEMENT
Avis partagés


Propos recueillis par Rym Nasri
Examiné et adopté mercredi dernier, en Conseil des ministres, le plan d’action du gouvernement de Ahmed Ouyahia suscite des avis mitigés. Si certains partis politiques ne semblent pas convaincus par son contenu et vont jusqu’à le qualifier de «manœuvres de distraction», d’autres voient en ce plan d’action un programme «réaliste» qui «répond à une situation délicate».

Sofiane Djilali, président de Jil Jadid :
«Les champions de l’échec ne peuvent pas sauver le pays»

«Le problème c’est que lorsqu’on a le temps pour bien faire les choses, on ne le fait pas et après, on vient dire aux gens que les œufs ont été brisés. Ce pouvoir n’a rien fait y compris monsieur Ahmed Ouyahia et ce depuis 18 ans. Maintenant qu’il y a la catastrophe, on appelle tout le monde à la rescousse pour qu’il continue à rester. Nous aurions voulu qu’ils comprennent qu’ils ont échoué et que les champions de l’échec ne peuvent pas sauver le pays. C’est tout un pouvoir à changer, toute la vision et toute l’approche à changer. Le problème de la crise économique en Algérie est d’abord et avant tout politique».

Djelloul Djoudi, chargé de communication du Parti des Travailleurs (PT) :
«Nous avons les moyens pour faire face à la crise financière»

«Nous sommes en train d’étudier le programme du nouveau gouvernement secteur par secteur. Nous allons aborder tous les axes du programme notamment ce que nous pouvons relever par rapport au financement traditionnel, au changement de la monnaie-crédit qui va dans le même sens du plan d’action et en même temps la crise financière. Pour nous, les moyens existent pour faire face à la crise financière due à la chute du prix du baril de pétrole, relancer l’économie nationale et reprendre les projets gelés.
Ils existent aussi pour prendre en charge toutes les attentes des citoyens sur le plan social et relever le pouvoir d’achat qui ne cesse de baisser. Il faut récupérer l’argent des impôts non payés qui s’élèvent à presque 12 000 mille milliards de dinars.
A elle seule, cette somme peut assurer le budget de l’Etat pendant deux à trois ans. Il faut aussi mettre fin à toute la surfacturation qui a siphonné les devises du pays sans oublier les crédits des banques qui s’élèvent à plus de mille milliards de dinars pas encore remboursés.
Il faut mettre fin à la loi des deux poids, deux mesures qui intervient dans les lois de finances où le citoyen est étouffé avec des taxes et des charges tandis que certains pseudo-investisseurs bénéficient d’exonérations de taxes qui s’élèvent annuellement à plus de 100 milliards de dinars».

Seddik Chiheb, porte-parole du RND :
«Un programme réaliste»

«Nous soutenons le programme du gouvernement de Ahmed Ouyahia. C’est un programme réaliste qui répond à une situation délicate où il faut vraiment faire preuve de beaucoup de sérieux et d’engagement».

Nacer Hamdadouche, chef du groupe parlementaire du Mouvement de la société pour la paix (MSP) :
«Une manœuvre de distraction»

«Pour le principe, nous avons un nouveau plan d’action du gouvernement issu du programme du président en un laps de temps très court. Le plan d’action précédent adopté n’a pas eu le temps d’être appliqué. Nous considérons cela comme une manœuvre de distraction qui n’apportera rien de concret. De plus, monsieur Ahmed Ouyahia n’est pas nouveau et a déjà occupé ce poste sans pour autant apporter de positif à la tête des précédents gouvernements et ce malgré les importants moyens financiers dont disposait l’Algérie à l’époque. Les difficultés qu’eux-mêmes, reconnaissent aujourd’hui, ne sont que la conséquence des gouvernements précédents».

Mohamed Douibi, secrétaire général d’Ennahda :
«Le développement économique ne peut se faire sans la bonne gouvernance»

«L’axe politique du plan d’action du gouvernement évoque plusieurs questions notamment la promotion de la démocratie et la bonne gouvernance. Théoriquement, toutes ces questions sont très importantes mais le problème qui se pose est celui de leur application et concrétisation sur le terrain. La promotion de la démocratie a besoin d’élections libres et transparentes. Ainsi, les élections ne doivent pas être organisées de la même façon qu’auparavant où l’administration intervient dans les résultats. Aujourd’hui, le gouvernement veut orienter l’opinion publique vers le problème économique du pays. Seulement, le problème économique que connaît l’Algérie n’est que le résultat de certaines politiques. Le développement économique et la diversité économique ne peuvent se faire sans la bonne gouvernance. La situation actuelle nécessite une volonté politique, la modernisation de l’administration et l’éradication de la corruption. Bref, il faut un réel projet politique, économique et social».
Ry. N.

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