Jeudi 12 octobre 2017
Accueil | Edition du jour
 
Actualités
Périscoop
Sports
Femme magazine
Régions  
Faits divers  
Culture  
Supplement TIC  
Les choses de la vie  
Ce monde qui bouge  
Soit dit en passant  
Digoutage
Entretien
Pousse avec eux
Edition du jour
Nos archives en HTML


Chronique du jour : SOIT DIT EN PASSANT
A traquer pour le bien de tous !


Par Malika Boussouf
malikaboussouf@yahoo.fr
Les habitants de certaines régions réclament en vain que les responsables locaux les débarrassent de ce qu’ils décrivent comme une réelle menace que l’on refuse pourtant à prendre au sérieux et donc à considérer comme prioritaire ! Il y a un moment déjà que l’envie d’en parler me démangeait mais que je remettais l’idée au lendemain. Comme les autorités communales. Sauf qu’en ce qui me concerne, je n’ai en charge le bien-être d’aucun hameau. Mais peut-être parce que la question m’apparaissait plus cocasse qu’urgente. A chaque fois que je croise un article qui aborde de nouveau le problème, je programme d’en parler et, l’actualité étant ce qu’elle est, on se surprend soi-même à se dire qu’il sera toujours temps d’en parler un autre jour. Comme aujourd’hui par exemple. Avec tout ce qui se raconte dans les cafés, dans la rue, dans les marchés, dans les épiceries, et j’en passe, sur le coût de la vie qui augmente sans que les salaires suivent la furieuse poussée des prix que connaissent les produits, y compris de première nécessité, la chasse au sanglier que l’on dédaignait d’engager ne devrait pas tarder à s’imposer d’elle-même et à s’organiser sans attendre d’y être autorisée. Bientôt, on se souviendra de ce sanglier qui se reproduit de façon exponentielle et pourrait en secourir plus d’un. Il y a déjà quelques années qu’on le dit de plus en plus audacieux. Des automobilistes avaient alors affirmé en avoir aperçu aux alentours du stade du 5-Juillet. Pas rassurante la nouvelle quand on sait la bête sauvage et plus encline au saccage qu’au contact humain.
Et si la situation venant à s’aggraver sur le plan alimentaire, des fatwas se mettaient à pleuvoir pour en rendre la consommation licite ? Parce qu’il faut croire, qu’aujourd’hui, on ne le chasse pas, non pas parce que les battues sont réglementées, le braconnage interdit ou qu’il faut à tout prix préserver l’espèce. Beaucoup d’entre nous pensent que le seul fait d’en parler est haram de chez haram. Et pourtant ! Si les fatwas n’accouraient pas au secours de fidèles affamés, la transgression de l’interdit ne ferait, alors, qu’une bouchée de la mystique ambiante.
M. B.

Nombre de lectures : 2199

Format imprimable  Format imprimable

  Options

Format imprimable  Format imprimable

La copie partielle ou totale des articles est autorisée avec mention explicite de l'origine
« Le Soir d'Algérie » et l'adresse du site