Mardi 14 novembre 2017
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Chronique du jour : SOIT DIT EN PASSANT
Un test et des perspectives à profusion !


Par Malika Boussouf
malikaboussouf@yahoo.fr
J’ai bien conscience de poser plus de questions que d’apporter de réponses aux problèmes que nous tentons de solutionner à des moments divers de notre existence. Mais peut-être faut-il rappeler que la vocation de cet espace n’est pas de faire dans l’analyse que j’abandonne volontiers aux nombreux experts dont dispose le pays. Ces férus de l’explication qui, par ailleurs, s’arrangent toujours et dans leur grande majorité pour ne pas trancher en faveur du bon sens. J’ai tout juste effleuré le sujet, hier, en faisant allusion à ces jeunes étudiants qui jouent des coudes régulièrement, mais jamais comme cette fois-ci, autour de l’ancien Centre culturel français, pour y passer un test censé leur permettre de s’inscrire à des cours autrement plus sérieux, dispensés dans les universités de l’Hexagone, que les reproches ont commencé à pleuvoir. Il y en a même qui se sont dit choqués que les parents n’aient pas jugé bon de faire entendre raison à «ces harraga» d’un autre genre, qui ne pensent plus qu’à se tirer de ce pays, on se demande bien pourquoi.
On a souvent tendance à éprouver de la sympathie pour celui que l’on rabroue de façon injustifiée. Surtout quand on sait qu’il ne dispose d’aucun moyen de répliquer sans compromettre ses chances d’aller de l’avant. Vous avez un enfant près de vous ou autour de vous qui veut aller ailleurs, tenter sa chance de mieux réussir. Il n’y a pas en Algérie une famille qui n’en parle pas.
Pourquoi ne pas avouer que chacun d’entre nous, jusque dans les coins les plus reculés, a, un jour, eu envie de se tirer de chez lui ? Pour des raisons différentes, sans doute, mais le fait est là. Voilà un pays qui perd ses enfants sans jamais se remettre en cause ou montrer le moindre regret. Il n’est pas juste de fustiger ceux qui, las d’espérer, rêvent de se refaire ailleurs. Là où ils espèrent faire entendre leurs talents et où on leur offre les moyens de se faire apprécier pour leurs compétences. Pour l’instant, c’est ailleurs qu’on les pousse à aller grandir.
Et s’ils pouvaient ne jamais revenir, cela arrangerait bien les affaires des promoteurs de l’inculture dans le pays.
M. B. 

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