Mardi 12 décembre 2017
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Actualités : 3e Anniversaire de l’usine Renault
La montée en cadence s’accélère


L’usine Renault de Oued Tlélat, près d’Oran, fête en cette période son 3e anniversaire. Une halte pour rappeler l’engagement de ce partenariat entre le groupe français, la SNVI et le FNI à contribuer au développement d’une filière mécanique en Algérie. Lancé en 2013, ce projet pionnier avait donné naissance, en novembre 2014, à la première voiture produite localement, plus connue sous l’appellation de Made in Bladi (MIB).
L’honneur est revenu à la Renault Symbol d’inscrire en lettres indélébiles son nom dans l’histoire de l’industrie automobile nationale. C’est un choix qui repose, en tout état de cause, sur un argumentaire convaincant, celui du palmarès de ce modèle qui a toujours dominé son segment. Et au fil des évolutions stylistiques, Symbol a consolidé sa position de leader grâce à un rapport qualité/prix compétitif et une fiabilité à toute épreuve. Ses performances commerciales sont tout aussi révélatrices d’un succès qui, selon toute vraisemblance, n’est pas prêt à se démentir.
Deux années plus tard, en septembre 2016, un deuxième modèle est venu diversifier l’offre de l’usine, en l’occurrence Dacia Sandero Stepway. Son style moderne, son allure de SUV compacte, la richesse de ses équipements et son prix accessible feront d’elle une star au charme irrésistible qui ne cesse de voir son audience évoluer. A partir du premier trimestre 2018, il est attendu qu’un troisième modèle vienne enrichir cette gamme de produits MIB, à savoir la Clio. Un modèle référence dans son segment qui ne manquera pas de susciter un engouement tout aussi important que les deux autres produits précédemment cités.
En plus des atouts techniques et de design, la nouvelle Clio constituera une évolution technologique significative dans le processus de production de l’usine, dès lors qu’elle aura à intégrer de nouveaux procédés dont la robotisation.
Elément tout aussi déterminant, le prix fera sans doute la différence avec la concurrence.
La montée en puissance de l’usine renseigne sur une maîtrise de plus en plus avérée des techniques de montage par les techniciens algériens.
On notera que la qualité des véhicules produits à Oued Tlélat est conforme aux normes du groupe Renault et que le nombre de retours en garantie est insignifiant selon le directeur commercial de la filiale (voir entretien ci-après).
Et au-delà de cet acte fondateur, le groupe Renault avait inscrit sa démarche dans une perspective globale d’intégration progressive encourageant la création et le développement d’un tissu de manufacture de pièces et composants. Actuellement, 5 fournisseurs locaux proposent à l’usine des pièces majeures telles que les sièges et les câblages portant ainsi le taux d’intégration à 30%. L’objectif recherché par les responsables de Renault est le taux de 45% à l’horizon 2023.
Et, d’ores et déjà, on annonce le lancement prochain des ateliers de carrosserie et de peinture. Une étape importante dans le passage à des niveaux supérieurs dans l’industrie automobile dans notre pays.
Par ailleurs, l’occasion du Salon de l’automobile d’Oran a offert au constructeur l’opportunité de mettre l’accent sur un autre volet tout aussi déterminant dans l’activité, celui du service après-vente.
D’autant que Renault s’est toujours distingué par des performances référentielles dans le domaine, une organisation et des prestations de qualité aux normes du groupe et aux standards internationaux, le plus grand réseau d’agents agréés disséminés à travers tout le pays, un magasin central de pièces de rechange de grande dimension et une académie pour assurer une formation continue aux différents personnels et adapter leurs qualifications aux nouvelles technologies embarquées.

Le GPS, une longueur d’avance pour Renault
En matière d’équipements, Renault a pris une avance indiscutable sur les assembleurs locaux, à travers la dotation de ses modèles produits dans son usine de Oued Tlélat, du GPS. Une application de navigation qui permet aux conducteurs de bénéficier d’une cartographie d’une grande partie du territoire et même d’une voix d’accompagnement en arabe. Cette option est proposée aussi bien sur Renault Symbol que Dacia Sandero Stepway avec un écran tactile qui intègre également d’autres fonctionnalités de confort.
B. Bellil

André Abboud, directeur général de Renault Algérie :
«Un succès industriel et humain important»

Le Soir d’Algérie : L’usine Renault de Oued Tlélat fête aujourd’hui sa troisième année, que vous inspire un tel anniversaire ?
André Abboud : C’est d’abord le fruit d’un partenariat solide et durable entre le Groupe Renault, la SNVI et le FNI. C’est aussi une performance industrielle à laquelle ont largement contribué les hommes et les femmes de l’usine. Tout au long de ces 3 années, Renault n’a cessé de faire la promotion de la sous-traitance locale en organisant notamment la première convention à Oran en avril 2017 en présence de quelque 200 fournisseurs locaux et internationaux venus de plusieurs pays en vue de prospecter les possibilités de partenariat que ce projet offre dans ce domaine.
Nous enregistrons actuellement jusqu’à 1 000 emplois directs créés et plus de 600 emplois indirects créés chez nos sous-traitants, alors que les perspectives d’intégration locale pour l’exercice en cours seront de l’ordre de 30%, soit en nette progression par rapport à ce qui était prévu initialement. En termes de production, l’usine de Oued Tlélat cumulera, à fin 2017, un volume global de 110 000 véhicules montés au cours de ces trois premières années. Renault Algérie Production a accéléré son développement et dépassé ses objectifs depuis son inauguration en novembre 2014. C’est clairement un bilan largement positif et un succès industriel et humain important.

Une production globale de 110 000 unités mais limitée à deux modèles uniquement.
C’est vrai que ce volume important concerne deux modèles seulement, mais je préciserai, néanmoins, que la démarche de Renault en Algérie repose sur une approche méthodique, rigoureuse et en profondeur. Et cela se vérifie amplement à travers la montée en cadence de l’usine qui est passée par 20 000 unités pour la première année, 42 000 pour la deuxième année et 60 000 pour la troisième année. Nous avons commencé par produire un modèle, la Renault Symbol, et ensuite un second, la Dacia Stepway, et dès le début de l’année 2018, nous aurons un 3e véhicule qui est en train de faire ses premiers pas dans l’usine, à savoir la Clio.

Renault en Algérie, c’est aussi 11 années de leadership, un statut que vous ambitionnez certainement à perpétuer ?
Nous fêtons effectivement, en 2017, notre 11e année de leadership sur le marché de l’automobile en Algérie et il est clair que nous allons tout mettre en œuvre pour nous maintenir à ce statut.
De son côté, Renault Symbol Made in Bladi est, depuis son lancement en 2014, un succès commercial reconnu et se positionne comme leader incontesté du marché avec plus de 83 000 ventes.
Propos recueillis par
B. B.

Hichem Nacer-Bey, directeur commercial :
«L’engouement des clients est le fruit du succès des modèles MIB»

Le Soir d’Algérie : Renault Algérie fait aujourd’hui face à un flux important de commandes de la part des clients, peut-on connaître la procédure mise en place pour gérer un tel engouement ?
Hichem Nacer-Bey
: Effectivement, nous faisons face actuellement à une forte sollicitation de la part des clients. Je rappellerai, toutefois, que nous avons eu à gérer par le passé des volumes encore plus importants qui ont atteint, en 2013, les 120 000 unités vendues. C’est vous dire que l’organisation de l’entreprise est calibrée pour gérer un flux aussi important et même plus de commandes. C’est le fruit d’une organisation en interne structurée autour d’une équipe de professionnels formés et d’un réseau de distribution implanté sur l’ensemble du territoire national et qui sont donc en mesure de supporter une telle demande. La différence maintenant est que l’offre produit est en déséquilibre par rapport à la demande, ce qui crée, en effet, une sollicitation plus ressentie.

Quel bilan feriez-vous de la formule de précommande que vous avez instituée il y a quelques mois pour faire face, justement, à cette forte sollicitation ?

Il s’agit, en réalité, d’une préinscription qui permet d’instituer un ordre d’enregistrement dans le système et de déclencher automatiquement la procédure de commande d’un client dès que son échéance arrive à terme. Il est alors contacté par notre service commercial pour concrétiser et finaliser sa commande.

Quelle estimation faites-vous de cette préinscription ?
Elle varie entre 25 000 et 30 000 mais nous enregistrons aussi des annulations et des clients qui ne répondent pas aux appels du service commercial, une fois arrivé leur ordre de passage.

Quelle est la part du crédit dans les ventes de Renault?
A fin novembre, on était à 56% de ventes à crédit et 44% pour celles au comptant.

Sur les 100 000 véhicules produits par l’usine d’Oran, auriez-vous enregistré un retour en garantie pour un problème technique spécifique ?
Globalement, les véhicules produits par l’usine sont très fiables et aucun problème technique particulier n’est apparu, sinon cela se saurait sans aucun doute. Et en plus de la fiabilité, Renault dispose surtout d’un service après-vente performant et efficace. Néanmoins, dans l’industrie automobile, le phénomène des retours a toujours existé et pour le cas de l’usine de Oued Tlélat, il est insignifiant. Les rares cas signalés sont pris en charge automatiquement et avec succès.
Propos recueillis par B. B.

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