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Des cas suspicieux à l’hôpital psychiatrique de Sidi Chahmi

Alerte au choléra à Oran

Depuis mercredi dernier, c’est une véritable alerte épidémique qui a été lancée à Oran, plus précisément au sein de l’hôpital psychiatrique de Sidi Chahmi, daïra d’Es senia, wilaya d’Oran, avec la mise en isolation de 2 patients et l’évacuation de deux autres au service infectieux d’Oran, pour soupçon de choléra.
Depuis cette alerte, les autorités sanitaires d’Oran se sont enfermées dans un silence de plomb alors que des médecins inquiets ont franchi le pas en disant qu’«un cas confirmé de choléra se trouve au service infectieux du CHUO, mais les responsables veulent attendre les résultats définitifs de l’institut pasteur pour aujourd’hui ou demain».
Le cas suspicieux, un malade en cours de traitement au sein de l’hôpital psychiatrique, serait dans un état sérieux et est pris en charge au niveau de l’aile destinée aux cas de choléra. Des témoins affirment encore que deux ambulances et des équipes de médecins spécialisés se sont rendues en urgence le mercredi à l’hôpital psychiatrique en question.
Pour l’heure, impossible d’obtenir la moindre clarification au niveau de l’ensemble des structures de santé et responsables locaux, alors que beaucoup de questions se posent et que la population s’inquiète. Les craintes se sont accrues par le manque d’informations et de transparence de la gestion autour de ces cas suspicieux. Ainsi, y a-t-il un plan orsec santé pour déterminer les mesures, à mettre en place, mobiliser les moyens humains et matériels afin de répondre à une situation de possible foyer de choléra, ou encore la prévention et autres actions de désinfections des ambulances, des chalets de l’hôpital psychiatrique et l’ensemble du service infectieux du chuo ? Par ailleurs, le devenir de l’hôpital psychiatrique interpelle et suscite toutes les spéculations depuis que les responsables locaux ont fait savoir, il y a plusieurs semaines, que celui-ci serait démoli. Un projet d’un autre hôpital psychiatrique à Tafraoui étant à l’étude.
M. Fayçal