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Deux cas confirmés par l’Institut Pasteur Alerte au variant britannique

Publié par Nawal Imès
le 27.02.2021 , 11h00
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Le variant britannique du Covid-19 arrive en Algérie. Deux cas ont été confirmés par l’Institut Pasteur d’Algérie sur des tests PCR effectués le 19 février dernier. Ce n’est que jeudi que ce dernier a communiqué l’information, soit une année après la déclaration du premier cas de Covid-19 en Algérie. Interrogé sur l’existence du nouveau variant un peu plus tôt dans la journée, le ministre de la Santé a préféré donner des réponses très évasives, assurant que cela ne «constituait pas une source d’inquiétude particulière».
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Ce qui était prédit par de nombreux spécialistes a fini par se réaliser. L’Algérie n’est pas restée longtemps à l’abri des variants du Covid-19, actuellement en circulation dans de nombreux pays. Deux cas sont désormais identifiés par l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA). L’information sur l’existence de ces cas ayant circulé jeudi matin, le ministre de la Santé a, sans surprise, été interpellé sur la question par des journalistes. Le Pr Benbouzid a choisi d’y répondre de manière très évasive assurant qu’«avoir le variant n’est pas une source d’inquiétude particulière», avant d’ajouter que «la stratégie est tracée depuis une année déjà. Le variant est présent dans une dizaine de pays. C’est une mutation du virus, les virologues vous diront toujours que le virus change de formes pour s’acclimater». Le ministre de la Santé ajoute que «l’expérience acquise a pu démontrer que ce qui est dit maintenant peut être dit autrement. Comment savoir qu’on l’a ? Il faut séquencer et trouver le variant ne renseigne pas sur son expansion. Nous testons, nous sommes vigilants, nous ne prenons pas les choses à la légère». Refusant d’utiliser le terme de menace, Benbouzid, affichant un grand optimisme, a ajouté que « tout comme il y a eu un vaccin pour le Covid-19, il y en aura un autre pour le variant ou il sera amélioré». En prenant la parole juste après le ministre de la Santé, le directeur de l’IPA était un peu plus nuancé, affirmant que des opérations de séquençage étaient en cours et que son institution fera un rapport en temps voulu. Il n’aura fallu que quelques heures à l’IPA pour rendre public un communiqué dans lequel il faisait état de la détection de deux cas du variant britannique du Covid-19 en Algérie. «Dans la continuité des activités de séquençage des virus SARS-CoV-2 mises en place par l’Institut Pasteur d’Algérie et dans le contexte de la surveillance active des variants circulant dans le monde par les laboratoires de référence de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’Institut Pasteur d’Algérie a détecté sur des PCR positives, datées du 19 février 2021, deux variants britanniques portant les mutations N501Y et D614G avec délétion des positions 69-79 qui sont des signatures génétiques de ce variant.» Donnant un peu plus de détails, ledit communiqué indique que «ces deux souches mutantes ont été détectées chez un membre du personnel de santé de l’EHS de psychiatrie de Chéraga (isolé actuellement) et chez un émigré rentrant de France pour l’enterrement de son père». L’Institut Pasteur assure que des alertes avaient eu lieu auparavant au CHU Beni Messous et récemment à l’EPH Zmirli et dont les résultats de la recherche des 4 variants de Grande-Bretagne, d’Afrique du Sud, du Brésil et du Japon se sont avérés finalement négatifs. L’IPA avertit que «les données récentes montrent que le variant britannique va devenir le virus dominant dans les prochains mois» et poursuit que «sur le plan épidémiologique, l’Algérie a enregistré ces dernières semaines une certaine stabilité du nombre de cas de contamination par le coronavirus Covid-19. Cependant, il est important de rappeler, encore une fois, que la grande attention portée aux mesures de distanciation sociale et le port de masque de protection dans le cadre du protocole sanitaire sont les meilleurs garants du maintien de la stabilité enregistrée actuellement». Une mise en garde qui tire son essence de la nature même du variant qui, selon les spécialistes, n’est pas moins dangereux mais a la particularité de se propager à grande vitesse.
N. I.

Coopération avec l’UE
43 millions d’euros mobilisés pour la lutte anti-Covid-19
Dans le cadre de la mise en œuvre du projet «Réponse solidaire européenne à la Covid-19 en Algérie», pas moins de 43 millions d’euros ont été mobilisés dans le cadre de la lutte contre le Covid-19. Le ministère de la Santé, en partenariat avec le PNUD et l’Union européenne, a, en effet, organisé jeudi une conférence internationale dédiée à la réponse solidaire intégrée contre la pandémie. Les trois partenaires avaient signé, en décembre dernier, un accord de financement d’un montant de 43 millions d’euros, destiné à faire face aux effets de l’épidémie en Algérie. Un montant qui a permis de réceptionner 400 000 tests antigéniques, 20 000 tests PCR, 100 000 kits d’extraction PCR et deux appareils de dépistage. Le projet prévoit également la formation de 3 000 cadres et praticiens de la santé publique à l’utilisation des équipements et la mise en œuvre de campagne de sensibilisation aux gestes barrières et à la vaccination, en collaboration avec la société civile.
N. I.

Qu’est-ce que le variant britannique ?
Le variant britannique du Covid-19 constitue une mutation de ce dernier. Il tient son nom du fait qu’il soit découvert en Grande-Bretagne. Les scientifiques s’accordent à dire qu’il est «plus contagieux, mais pas forcément plus mortel». Il n’existe pas, pour le moment, de preuves scientifiques attestant que les cas seraient plus graves. Sa dangerosité réside principalement dans le fait qu'il soit 50% à 70% plus contagieux que les autres souches, une circulation plus forte que les scientifiques tentent actuellement d'expliquer.
N. I.

CHRONIQUE
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