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APRÈS UNE SEMAINE EN HAUSSE Chute inattendue des prix du pétrole

Publié par A. Maktour
le 12.01.2020 , 11h00
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Alors que la recrudescence de la tension entre les Etats-Unis et l’Iran avait de quoi faire craindre une flambée des prix, les marchés ont réagi de manière qui pourrait certes surprendre les néophytes, mais son caractère «capricieux», aidé par l’attitude plus modérée de Trump dans son conflit avec l’Iran, a fait que les cours aient accusé le coup, vendredi, lors d’une séance éprouvante.
Après cinq semaines consécutives de hausse, les prix du Brent et ceux du WTI se sont mis, depuis la semaine dernière, à perdre de la valeur jusqu’à près de 5% alors que la conjoncture était plutôt tout indiquée pour que l’or noir connaisse la tendance inverse. En fait, depuis la dernière semaine de novembre dernier, les cours n’ont pas connu un tel fléchissement comme l’illustrait la séance de vendredi.
En effet, vendredi avant midi, le Brent valait sur l’Intercontinental exchange de Londres 65,20 dollars, soit une baisse de 0,26% comparé à son cours de fermeture de jeudi. Sur le marché new-yorkais, le baril de WTI perdait, quant à lui, encore plus puisqu’il s’échangeait à 59,35 dollars, soit 0,35% de son prix de jeudi à la clôture. Une issue pas très favorable pour les investisseurs et les producteurs qui, pourtant, se frottaient les mains en entrevoyant de belles perspectives comme le laissait supposer la réaction du marché dans la soirée de mardi à mercredi dernier, lorsque les Iraniens faisaient grimper la tension de plusieurs crans dans le conflit qui les oppose aux Etats-Unis, en envoyant des missiles contre deux bases US en Irak, faisant ainsi grimper le cours du pétrole de plus de 4,5% pour faire atteindre le Brent à 71,75 dollars, son prix le plus élevé depuis septembre dernier, et le WTI à 65,65 dollars, son cours le plus haut depuis plus de huit mois.
Des turbulences du marché qui ont connu leur épilogue avec une baisse entérinée, vendredi soir à la clôture, avec l’entrée en lice d’une autre donne : les signes d’une offre abondante. Ainsi, à la clôture de vendredi, le Brent affichait 64,98 dollars alors que celui du WTI en était à 59,04 dollars. Le pétrole algérien, le Sahara Blend, valait quant à lui 66,60 dollars au moment où le plus cher pétrole des pays producteurs membres de l’OPEP, le Basra Light affichait 71,63 dollars.
La désescalade dans le conflit USA-Iran, venue après les propos «modérés» de Donald Trump, alors que le conflit aurait pu prendre la pire tournure suite aux tirs de missiles iraniens sur les deux bases américaines en Irak, ont perturbé le marché mondial du pétrole qui, selon les experts, se dirige vers une stabilisation des prix à court terme autour du niveau atteint à la fin de cette perturbante semaine qui vient de s’écouler.
M. Azedine

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