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Mouad Bouchareb succède à Bouhadja Clap de fin !

Publié par Mohamed Kebci
le 25.10.2018 , 11h00
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Clap de fin, du moins sur le plan formel, pour la crise à l’Assemblée populaire nationale (APN), hier, au bout de quatre semaines de rebondissements ayant jalonné un bras de fer inédit dans les annales parlementaires du pays.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Un épilogue avec l’élection de Mouad Bouchareb comme successeur de Saïd Bouhadja, à la tête de la Chambre basse du Parlement. Le député de Sétif élu, pour la troisième fois de suite, comme député du FLN dont il assure depuis juin dernier la chefferie du groupe parlementaire, a été plébiscité à la majorité comme nouveau président de l'APN. Candidat unique, il a été élu à main levée lors d'une séance plénière par 320 députés issus quasi-majoritairement du quatuor de l’allégeance (FLN-RND-MPA et TAJ) en sus de députés indépendants et ceux de micro-partis.
Sur l'ensemble des 321 députés qui ont voté lors de cette séance, 320 ont voté oui (33 par procuration), alors qu'un député s'est abstenu. Près d’une heure avant, il a été procédé à l’adoption du rapport de la Commission des affaires juridiques, administratives et des libertés de l'Assemblée populaire nationale (APN) portant constat de la vacance du poste de président de l'Assemblée. Un texte entériné par 317 députés au moment où deux se sont abstenus et un seul l’a désapprouvé. Il s’agit de l’ex-cadre du FFS, Belkacem Benbelkacem, élu député indépendant le 4 mai 2017, qui explique son refus du rapport portant constat de la vacance du poste de président de l'Assemblée par l’absence de débat lors d’une plénière. Il a dénoncé, dans la foulée, le comportement de ses pairs de l’allégeance qui, la semaine écoulée, ont procédé à la fermeture de l’accès de l’hémicycle parlementaire, usant, pour ce faire, de cadenas et d’une chaîne en fer.
Le député de Tizi-Ouzou, qui a regretté que Saïd Bouhadja «n’ait pas provoqué une plénière pour débattre de l’incompatibilité au sein des députés de l’allégeance, a, cependant, salué le choix porté sur son successeur de la «génération postindépendance et compétent».
Il faut relever que cette double plénière de l’APN a été caractérisée par l’absence totale des parlementaires de l’opposition (FFS, PT, MSP, Front El-Moustakbel (14), RCD, Mouvement El-Islah, l'Alliance Adala-Ennahda-Binaa.
Et la surprise fut le boycott des députés de l’ANR qui compte 6 membres dont le secrétaire général, l’ex-secrétaire d’Etat en charge de la communauté nationale établie à l’étranger, menacerait même de rendre son mandat parlementaire en signe de dénonciation de «l’illégalité» de la procédure de déclaration de la vacance du poste de président de l’APN, et du caractère «non civique» des députés de l’allégeance qui ont usé de violence en empêchant Saïd Bouhadja de rejoindre son bureau, en contradiction avec les orientations du président de la République qui a plaidé pour le «dialogue».
L’option de retrait de l’APN de Belkacem Sahli sera étudiée au sein du bureau politique du parti qu’il préside.

L’opposition dénonce une «forfaiture»
Réagissant à cette succession à la tête de la présidence de l’APN, le vice-président du FJD et député Lakhdar Benkhellaf dénonce un «coup d’Etat», s’en remettant aux plus hautes autorités du pays à l’effet, selon lui, de mettre un terme à ce «grave dérapage institutionnel qui risque de faire de tristes émules dans les autres institutions de l’Etat». Pour leur part, les députés progressistes du RCD dénoncent la «violation de l’article 55 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale pour valider un coup d’Etat contre l’institution législative». Une disposition qui prévoit un délai minimum de sept jours pour la convocation de toute séance plénière. Récusant même le quorum des députés présents annoncé par le président de cette plénière puisque, selon eux, seuls 203 députés étaient présents pour avaliser, sans débat, le rapport de la commission juridique, ils disent refuser de «cautionner cette forfaiture», renouvelant leur appel à l’ensemble des députés «opposés au coup de force pour engager une concertation en vue d’entreprendre des actions communes dans le sens de la légalité constitutionnelle».
M. K.

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