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Bouira «Départ du système et ses résidus»

Publié par Yazid Yahiaoui
le 17.08.2019 , 11h00
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Encore une fois et pour ce 26e vendredi de protestation citoyenne, ils étaient des dizaines de milliers de citoyens, tous âges confondus, hommes et femmes, venus des quatre coins de la wilaya de Bouira, à répondre présents au rendez-vous hebdomadaire, malgré la chaleur torride qui continue à sévir.
Ils étaient là à sillonner comme d’habitude les principales artères de la ville de Bouira, en scandant des mots d’ordre hostiles au pouvoir et à réclamer comme durant les premières semaines, le départ du système, ses symboles dont les partis de l’ex-alliance présidentielle, particulièrement le FLN et le RND, ainsi que ceux qui le symbolisent comme Bensalah, Bedoui et Gaïd Salah. Cela étant, même le coordinateur du panel, Karim Younès sera encore une fois, fustigé par les manifestants qui réclament son départ, et qui lui rappellent qu’il ne représente personne.
Les manifestants exigent toujours la transition et refusent de s’inscrire dans la logique du pouvoir qui réclame en urgence une élection présidentielle.
Par ailleurs, parmi ces dizaines de milliers de manifestants, on pouvait distinguer des militants de première heure à l’échelle de la wilaya, comme Ali Brahimi, l’un des détenus d’avril 1980, ou encore l’autre militant du MCB, Brahim Bahmed qui n’a jamais raté de marche durant chaque vendredi pour réitérer son appel pour une Algérie libre et démocratique et ouverte à l’universalité, et d’autres cadres du RCD et du FFS, des professeurs de l’université Akli-Mohand-Oulhadj, et plusieurs autres militants des droits de l’Homme et autres animateurs locaux au niveau des associations.
Tous ces militants qui bravent chaque vendredi la chaleur, réclament un changement pacifique via une transition démocratique, mais également la libération des détenus.
D’ailleurs concernant ce point, l’on a remarqué la présence, aux côtés des familles des détenus de Bouira, d’autres familles des détenus venues de Tizi-Ouzou et de Béjaïa, pour réclamer ensemble la libération de leurs enfants incarcérés injustement alors qu’ils n’avaient fait qu’arborer le drapeau amazigh qui est déployé chaque vendredi par des centaines de marcheurs dans plusieurs wilayas du pays et sans que cela fasse l’objet d’une quelconque intimidation.
Enfin, rappelons que, comme le vendredi passé, les marcheurs menaçaient d’une dissidence citoyenne durant les prochains jours au cas où le pouvoir s’entête à ignorer leur véritable exigence.
La marche s'est tenue dans un calme total mais, juste au début, au niveau du pont Sayah, un automobiliste a failli écraser un petit enfant qu’il avait percuté et laissé gisant au sol, avec une blessure à la tête. Le petit enfant a été secouru par les manifestants et les policiers qui étaient sur place, l’ont évacué vers l’hôpital avant l’arrivée des éléments de la Protection civile.
Y. Y.

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