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«KAMEL EL BOUCHI» ENTENDU HIER PAR LE JUGE D’INSTRUCTION En attendant les confrontations

Publié par Mohamed Kebci
le 08.11.2018 , 11h00
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Les auditions des accusés dans l’affaire des 701 kg de cocaïne saisis au port d’Oran, fin mai dernier, se poursuivent en solo dans l’attente de la programmation de confrontations qui ne manqueront pas de révélations.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Contrairement à ce qui a prévalu lors de ses précédentes auditions aussi bien par-devant le procureur de la république près le tribunal d’Alger, qui l’avait placé sous mandat de dépôt en compagnie de ses deux frères et l’un de ses associés consécutivement à l’affaire de la saisie de 701 kg de cocaïne au port d’Oran, fin mai dernier, que lors de ses précédentes auditions devant le juge d’instruction de la 9e chambre du pôle pénal spécialisé près le tribunal de Sidi-M’hamed d’Alger, les auditions de Kamel Chikhi, hier et avant-hier, devant ce dernier, ont quelque peu dérogé à la règle.
Le dispositif sécuritaire, cette fois-ci, est loin de celui déployé autrefois, avec son allègement sensible. Au point où les passants par-devant ledit tribunal ne doutaient point de la présence sur les lieux de l’auteur présumé de l’un des gros scandales avec ses nombreuses et diversifiées ramifications ayant ébranlé jusqu’aux plus sensibles institutions du pays.
Seule une partie d’une ruelle, celle de la Liberté, toute proche du tribunal, était obstruée à la circulation automobile, occupée qu’elle était, par cinq véhicules de la gendarmerie nationale dont un fourgon cellulaire servant au transport de l’accusé. Certes, les alentours étaient bondés de policiers, surtout en tenue civile, reconnaissables à leur allure et aux talkies-walkies qu’ils portent, mais «l’ambiance» ne dérogeait pas trop à la tradition. Ceci à l’extérieur du tribunal alors qu’à l’intérieur, une similaire ambiance ordinaire régnait.
Va-et-vient des citoyens, des avocats qui discutent entre eux, d’autres qui renseignent  et informent des justiciables, ce qui fait en quelque sorte, le quotidien de toute instance judiciaire, pas chamboulée par la présence en son sein d’un «personnage» de la trempe de Kamel le Boucher.
Et cette audition qui aurait porté sur les biens immobiliers dont Kamel Chikhi est propriétaire, a duré jusqu’à une heure tardive de la journée et dont l’enquête préliminaire, remonte à début juin, à l’issue de laquelle Kamel Chikhi ainsi que deux de ses frères, l’un de ses associés et le directeur commercial de l’entreprise Dounia Meat, ont été placés sous mandat de dépôt. Des auditions qui peuvent se répéter au gré des conclusions des expertises judiciaires sur la provenance de l’argent investi dans les promotions immobilières, les sociétés d’importation de viande du Brésil, ainsi que l’achat de nombreux biens en Algérie et à l’étranger. Ceci dans l’attente des conclusions des commissions rogatoires délivrées au Brésil, en Espagne et aux Émirats arabes unis. Ce qui peut prendre du temps tant les procédures y inhérentes sont longues avec, notamment, le respect des cheminements réglementaires.
Et lors de ces auditions «solitaires», Kamel Chikhi, dit le Boucher, a réitéré son reniement de toutes les accusations portées à son encontre, comme le fait de n’être lié ni de près ni de loin à l’affaire des 701 kg de cocaïne interceptés au port d’Oran. 
Il est attendu, par ailleurs, que le juge d’instruction tienne des audiences «groupées», regroupant et «Le Boucher» et les autres accusés, selon les affaires dans lesquelles ils sont poursuivis dans des face-à-face qui promettent certainement des révélations. Des accusés dont le fils de l’ex-premier ministre Abdelmadjid Tebboune, un chauffeur de l’ex-DGSN, Abdelghani Hamel, l’ex-maire  de Ben Aknoun, le procureur de la république près le tribunal de Boudouaou et son adjoint.
M. K.

 

 

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