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Caisses des œuvres sociales Haddam plaide pour un contrôle plus rigoureux

Publié par Abdelhalim Benyellès
le 12.11.2019 , 11h00
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C’est en présence des cadres du ministère et des partenaires du secteur que le ministre Tidjani-Hassan Haddam a dévoilé les grandes lignes de la nouvelle politique de gestion du dossier des œuvres sociales , basée sur des «outils modernes de normalisation» inscrits dans la transparence et l’égalité des chances des salariés dans l’acquisition de leurs avantages.
Abdelhalim Benyellès - Alger (Le Soir) - Cette rencontre, tenue hier lundi au siège du ministère, placée sous le thème de «La normalisation des activités et de la gestion des œuvres sociales des organismes de la Sécurité sociale», a pour but de présenter les résultats des approches et du dialogue engagés entre les organismes de Sécurité sociale et la Fédération nationale de la protection sociale et de solidarité, appelée à déboucher sur une meilleure gestion des activités des œuvres sociales au niveau des différentes caisses.
A l’occasion, le ministre, qui a présidé les travaux de la rencontre, a annoncé la mise en place de deux commissions mixtes, l’une chargée du contrôle des procédures d’ouverture des plis, alors que l’autre vise le contrôle d’attribution des marchés. Un aspect qui semble avoir été négligé par le passé.  S’agissant des œuvres sociales, le ministre a déclaré que le dossier doit être géré avec rigueur et soumis à une « mise à niveau», inscrite dans la perspective de nouvelles règles. On doit comprendre que  les œuvres sociales échappent aux règles de transparence, ce qui nécessite «une refonte du système», selon les termes du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. Il est vrai que ce volet a de tout temps été décrié par les salariés, au même titre que les injustices constatées dans la distribution des avantages sociaux par les caisses.
Ceci dit, le premier responsable du secteur a considéré que la tâche des œuvres sociales se doit de «rehausser la qualité des rapports entre les activités professionnelles et la vie personnelle des travailleurs», par l’amélioration des avantages matériels. Cette valorisation qui constitue «un complément aux perceptions mensuelles, sous forme de différents services dans le domaine de la santé, le logement, ainsi que les besoins d’ordre culturel et de loisirs ». L’orateur a estimé que la diversité de ces activités, conjuguée à l’importance de la demande sur les attributions de ces avantages, interpelle la tutelle à agir pour la modernisation des pratiques des commissions des œuvres sociales relevant de la Sécurité sociale. Autrement dit, le ministre a appelé à plus de transparence dans la gestion des dossiers liés aux avantages des œuvres sociales.
Plus explicitement, le ministre dira que « les fonds des œuvres sociales proviennent des fonds des travailleurs dans le but d’améliorer leurs conditions sociales», ce qui impose une meilleure gestion basée sur des procédures modernes, qui reflètent la transparence dans la gestion des Caisses de Sécurité sociale par le biais de «contrôle des pouvoirs publics représentés par la commission nationale de gestion des œuvres sociales». 
Il s’agit là d’un signal fort en direction des gestionnaires des caisses des œuvres sociales du pays, dans le souci de gérer les dossiers des travailleurs dans la transparence et l’équité. Cependant, une attention particulière a été accordée aux régions du Sud. En témoigne le volet qui lui sera consacré aujourd’hui ,lors d’une rencontre prévue au siège du ministère. Les caisses de ces zones souffrent de carences, a-t-on relevé dans l’entourage du ministre.
A. B.

 

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