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Professeur Bouzid, président de la société algérienne d’oncologie : «Il faut une refonte globale du système de santé»

Publié par Salima Akkouche
le 14.03.2019 , 11h00
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Le professeur Bouzid, président de la Société algérienne d’oncologie médicale, appelle à la refonte globale du système de santé. Le chef de service d’oncologie du CPMC appelle également à la mise en place des textes d’application de la nouvelle loi sanitaire pour tenter de sortir le secteur dans son marasme.
Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Le système de la gratuité de soins ne rend pas service au système de santé publique, dont l’état lamentable n’échappe à personne. Le professeur Kamel Bouzid joint sa voix aux professionnels de la santé qui ont déjà appelé à en finir avec le système de gratuité de soins. S’exprimant hier sur les ondes de la Radio Chaîne 3, le professeur n’est pas allé par quatre chemins pour dire qu’il faut revoir le système de gratuité dans le secteur public. «Il faut dire la vérité aux patients que les soins, ce n’est pas gratuit, il faut que le citoyen fasse un effort comme il le fait dans le secteur privé, où il faut rappeler qu’une consultation spécialisée coûte aux environs de 4 000 dinars », a indiqué le professeur. Ce changement devra, néanmoins, dit-il, se faire d’une manière graduelle. «Il faut une pédagogie de la population, de sorte à ce que le patient participe d’une manière financière aux soins, je vous rappelle qu’en 2002, lorsque le professeur Aberkane était à la tête du ministère de la Santé et avait institué des frais pour les urgences de 100 dinars, à Aïn-el-Fekroun, dans la wilaya d’Oum-el-Bouaghi, les citoyens ont brûlé l’hôpital pour 100 dinars », a souligné l’invité de la rédaction.
Le chef de service d’oncologie médicale au CPMC a appelé à la refonte globale du système de santé. Selon lui, «il faut tout revoir, il faut commencer par faire un constat où l’on impliquerait le secteur public et privé, mettre à plat ce qui ne va pas, ce qui peut marcher et appliquer la nouvelle loi sanitaire pour sortir le secteur de ce marasme dans lequel il est en train de s’enfoncer et où les choses sont en train de s’aggraver». Le professeur a, en outre, appelé à la décentralisation des décisions d’affectation pour le service civil. Il est anormal, dit-il, qu’en 2019, les décisions d’affectation pour le service civil soient prises au niveau du ministère de la Santé, «avec tout ce qui caractérise cette opération comme clientélisme et trafic».
D’ailleurs, rappelle-t-il, la crise des médecins résidents de 2011 et de 2018 ayant revendiqué des moyens de travail n’a toujours pas trouvé de solution. Au sujet de la formation médicale, l’intervenant, qui a rappelé que les médecins sont formés selon la réforme de l’enseignement supérieur qui date de 1971, soit depuis 48 ans, a indiqué qu’en septembre 2018, il y a eu l’application de la réforme de cette formation. Ainsi, d’ici sept ans, dit-il, on verra sortir la première promotion de médecins généralistes formés selon les standards actuels de la formation médicale.
S. A.

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