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29e mardi des étudiants Importante marche à Alger

Publié par Karim Aimeur
le 11.09.2019 , 11h00
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Photo : Samir Sid

Sentant la menace peser sur la Révolution, les citoyens sont venus en force, hier mardi, participer à la marche des étudiants à Alger. La manifestation était impressionnante et la détermination de mener le mouvement jusqu’au départ du système est grande.
Karim Aimeur - Alger (Le Soir) - Mardi 10 septembre 2019. C’est le 29e acte de la mobilisation estudiantine contre le système. A la place des Martyrs à Alger, d’où débute la marche des étudiants chaque mardi depuis le début du mouvement populaire le 22 février, des groupes d’étudiants et de citoyens commencent à se former dès 9h du matin. A 10h, une foule nombreuse s’est constituée sur place. A 10h30, la manifestation a commencé sous les slogans habituels hostiles au pouvoir, aux élections et au dialogue dans le contexte actuel. Au fil des rues, la procession humaine prend de l’ampleur. Ce sont des marées humaines qui ont rejoint la marche qui devient imposante, peut-être la plus importante marche de mardi depuis le début du mouvement.
Au lendemain de la réunion du Conseil des ministres, qui a adopté les deux textes visant à encadrer l’élection présidentielle que le pouvoir compte organiser avant la fin de l’année, les manifestants ont exprimé le rejet catégorique de cette élection, exigeant le départ des symboles du système avant d’envisager tout processus électoral.
Ciblant le chef d’état-major de l’armée, les milliers de manifestants ont longuement lancé les slogans «y en a marre des généraux» et «y aura pas d’élections avec les bandes», tout en appelant à la libération des détenus d’opinion.
En arrivant devant le siège du panel de dialogue et de médiation, ils ont crié «Karim Younès ne nous représente pas et Gaïd Salah ne nous gouverne pas».
Les manifestants sont unanimes à rejeter les élections et prévoient une mobilisation encore plus forte dans les prochaines semaines.
«Souveraineté populaire, période de transition , ont-ils scandé tout au long de la manifestation qui ne s’est dispersée qu’à 14h30mn, contrairement aux mardis précédents où la marche prenait fin à 13h.
Un manifestant résume sur sa pancarte son sentiment et son avis : «Les élections sans garanties dans ce contexte sont un suicide».
«On attend des réponses positives à nos demandes et on reçoit de l’entêtement. La Révolution est sérieusement menacée mais cette fois-ci, nous n’allons pas nous laisser faire. Le peuple a décidé que rien ne se fera sans lui. Nous continuerons à sortir tant que nos objectifs ne seront pas atteints», affirme un étudiant, au moment où Benyoucef Mellouk, l’homme qui a fait exploser le dossier des magistrats faussaires, toujours présent à la marche des étudiants, explique aux citoyens qui l’entouraient que «la justice ne sera vraiment indépendante que dans le cadre d’une deuxième République».
Les manifestants ont sillonné les rues d’Alger à partir de la place des Martyrs jusqu’à la Grande-Poste avec des slogans forts et un engagement qui ne souffre d’aucun doute.
Ils ont dénoncé l’encerclement sécuritaire de la capitale avec le mot d’ordre «oh la honte, Alger sous embargo». Et pour cause ! Un dispositif sécuritaire monstre a été déployé hier dans le centre d’Alger. Pour éviter que le scénario de mardi passé se répète, tous les accès vers le siège de l’APN ont été bouclés à double cordon (fourgons de police et barrières humaines ). Mais les manifestants ont évité tout contact avec les services de l’ordre, préservant le caractère pacifique qui caractérise les manifestations depuis le début du mouvement.
La police est intervenue à 14h dans un premier temps pour disperser les foules au niveau de la place Audin, en essayant de les confiner sur les trottoirs. Mais la première tentative a échoué, en raison du nombre important des manifestants. Le rassemblement s’est poursuivi à la place de la Grande-Poste, avant que les agents de l’ordre n’interviennent une nouvelle fois à 14h15mn, repoussant les manifestants vers le jardin Sofia où toute la place était encerclée. Les manifestants ne pouvaient ni remonter, ni aller vers le boulevard Amirouche ni vers la rue Asselah-Hocine ou Zighoud-Youcef. Tous les passages sont bouclés, sauf celui qui descend vers Tafourah. Les derniers manifestants ont été poussés vers l’autoroute avant de se disperser, sans incidents.
K. A.

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