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Relance du projet Suzuki en Algérie La diplomatie en renfort

Publié par Belkacem Bellil
le 13.10.2019 , 11h00
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Après l’audience accordée à la délégation du groupe Volkswagen, la ministre de l’Industrie, Djamila Tamazirt, a reçu, hier samedi, dans le même cadre, une autre délégation de haut rang venue droit du pays du Soleil Levant, pour défendre la cause du constructeur Suzuki dont l’usine domiciliée à Saïda n’a jamais pu démarrer ses activités d’assemblage.
En plus de l’ambassadeur du Japon en Algérie, la délégation comprenait des représentants de la marque, dépêchés pour l’occasion, et surtout des représentants du ministère des Affaires étrangères. Autant dire, d’emblée, que les Japonais entendaient recourir à tous les moyens, y compris diplomatiques, pour défendre les intérêts de Suzuki en Algérie. Et pour cause, il faut rappeler que ce projet a fait l’objet d’un partenariat entre le groupe Tahkout et Suzuki ,avec une forte implication de ce dernier et que l’usine était fin prête pour une inauguration prévue le 1er mai 2018 avec deux modèles dans une première phase, à savoir Alto 800 et la berline Baleno. Et c’est sans doute pour éviter une aggravation du manque à gagner que les Japonais se sont déplacés en force pour rencontrer la ministre de l’Industrie. Celle-ci a d’ailleurs relevé cette implication et souhaité que le développement de l’industrie automobile en Algérie puisse bénéficier de l’expertise et du savoir-faire japonais.
Selon un communiqué qui nous est parvenu, il est précisé également que la délégation japonaise a « évoqué la participation du Premier ministre Noureddine Bedoui aux travaux de la 7e Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l'Afrique (TICAD 7) tenue à Yokohama (Japon), au cours de laquelle il a exprimé l’intérêt porté au projet de Suzuki implanté à Saïda, qui demeure en attente d’une validation par le Conseil national d’investissement (CNI) ».
Tout en rappelant à ses interlocuteurs « les principaux éléments du cadre juridique, les procédures en découlant, ainsi que les mesures prises par le gouvernement en matière d’automobile», la ministre de l’Industrie s’est «félicitée de l’engagement porté par le constructeur pour la réalisation de ce projet et le développement de l’intégration».
La délégation de haut rang du Japon a «exprimé sa volonté de développer des projets d’investissement en Algérie, dans plusieurs secteurs d’activité, y compris celui de l’industrie automobile, avec une intégration soutenue et une orientation vers l’exportation».
De leur côté, les représentants de la marque Suzuki «soulignent l’attention de la communauté des entrepreneurs japonais, et ont réitéré leur intérêt pour le projet dont l’étendue est régionale avec un impact important en matière de création d’emplois, de transfert de technologies, de promotion de la sous-traitance industrielle et d’exportation».
Signalons, enfin, que le partenaire de Suzuki dans le cadre de ce projet, en l’occurrence le groupe Tahkout, fait l’objet actuellement de poursuites judiciaires avec la mise en détention provisoire de ses principaux responsables, et que la gestion de ce conglomérat a été confiée, sur décision de la justice, à un administrateur.
B. Bellil

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