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DESTITUTION DE BOUCHAREB La «manière forte» n’est pas exclue

Publié par Mohamed Kebci
le 12.06.2019 , 11h00
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Le processus de destitution du président de l’Assemblée populaire nationale (APN), grippé quelques jours durant, reprend.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Le secrétaire général du FLN, qui tient à déboulonner Moad Bouchareb du perchoir de la Chambre basse du Parlement, lui qui avait appelé, au nom, du groupe parlementaire de l’ex-parti unique, à plébisciter le député de Sétif en remplacement de Saïd Bouhadja, en octobre dernier, revient à la charge.
Après un intermède de quelques jours dans l’espoir que le président de la Chambre basse du Parlement entende l’appel de la raison, celui l’invitant à se retirer en réponse au mouvement populaire qui réclame sa tête au même titre que bien d‘autres symboles de l’ère bouteflikienne, Mohamed Djemaï semble décidé à en finir avec ce dossier pour passer à «autre chose», soit se préparer au dialogue auquel le pouvoir vient d’appeler. C’est ainsi qu’il devait réunir, hier mardi, les députés du parti. Selon Abdelhamid Si-Affif, ce conclave devrait, entre autres points, aborder celui concernant le président de l’APN. Il n’est pas exclu, soutient notre interlocuteur, qu’un ordre soit donné pour l’adoption de la même démarche ayant été de mise lors de la destitution de Saïd Bouhadja, à l’automne dernier. Ceci même si, ajoute encore Si-Affif, la pression ne fait que grossir sur Bouchareb avec des députés d’autres chapelles politiques qui adoptent ce mot d’ordre de départ du président de l’APN.
Et de citer, dans ce cadre, les parlementaires indépendants qui viennent d’exprimer leur inquiétude quant à la «situation de blocage que vit l’Assemblée des suites des procédures illégales et anticonstitutionnelles ayant prévalu à l’élection d’un président illégitime». Et d’inviter les autres députés, «indépendamment de leurs chapelles partisanes, à adopter l’un des mots d’ordre du mouvement populaire du 22 février écoulé, soit le départ de Bouchareb arrivé à son poste selon la logique du cadenas, dans une démarche loin des lois de la République et celles de l’Assemblée, sur ordre de forces anticonstitutionnelles».
Mais pas que ceux-là, selon Si-Affif, qui cite des députés d’autres partis, ceux de l’opposition notamment, qui, individuellement, soutiennent la démarche de destitution de Bouchareb. Selon notre interlocuteur, «seuls quelques députés du RND» continuent à traiter avec Bouchareb qui s’agrippe encore à son poste, lui qui dit à ses détracteurs attendre un ordre «d’en-haut» pour s’exécuter.
M. K.

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