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Vaccin anti-Covid-19 La mission de l’Institut Pasteur dans le contrôle

Publié par Abdelhalim Benyellès
le 17.11.2020 , 11h00
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Face à la situation sanitaire liée à la pandémie de coronavirus en Algérie, l’Etat met en place toutes les dispositions visant à prévenir l’augmentation de la contamination au Covid-19 avec le durcissement des mesures de confinement, mais aussi avec l’annonce de la découverte du vaccin par le laboratoire Pfizer, notamment, c’est sa commercialisation qui occupe le devant de la scène.
Abdelhalim Benyellès - Alger (Le Soir) - Les autorités s’engagent pour une opération de vaccination généralisée de la population. Mais comment s’assurer de son efficacité thérapeutique, et quelles sont les modalités à suivre pour le contrôle de qualité avant sa mise sur le marché ? Sur ce point, la cheffe de département à l’Institut Pasteur, qui est intervenue hier sur les ondes de la Chaîne 3, tente de donner des réponses précises. « Un vaccin efficace à 100% n’existe pas, explique-t-elle, car il s’agit, avant tout, d’un produit biologique et, de ce fait, la réponse immunitaire varie d’un sujet à un autre », pour préciser que la protection du vaccin anti-Covid-19 n’est pas totale, concédant, néanmoins, que s’il est efficace à 90%, « c’est déjà très positif ».
Mais qu’en est-il pour le cas des effets secondaires du vaccin ? « Le risque zéro n’existe pas », fait-elle savoir à ce sujet. Expliquant, plus loin, que le vaccin en tant que médicament qui pénètre dans l’organisme peut entraîner des effets secondaires, qu’ils soient modérés ou parfois même très graves, précisant que le laboratoire de l’Institut Pasteur ne peut garantir la réussite totale du vaccin même s’il est contrôlé. Poursuivant que c’est à la pharmacovigilance d’intervenir pour déterminer l’origine de la pathologie développée des suites de la vaccination. « Reste que l’efficacité de la vaccination d’une manière générale est prouvée par l’OMS qui rapporte annuellement dans ses rapports que 2 millions de personnes sont sauvées grâce aux vaccins », assure-t-elle.
Rappelant que l’Institut Pasteur se place en tant que seul laboratoire de contrôle de la qualité au niveau national, et, de ce fait, détient toutes les capacités matérielles et toutes les compétences humaines dans ce domaine. Seulement, il doit être doté d’équipements adéquats à même de lui permettre de parvenir aux mêmes résultats des producteurs, déclare l’invitée de la Radio nationale. Dans ce contexte, elle pose le problème de disponibilité des équipements car les souches des virus évoluent au fil des années. Pour cela, la cheffe de département à l’Institut Pasteur n’hésite pas à avertir des risques de retard pour le cas de la distribution du vaccin anti-Covid. Elle explique que dans les cas d’indisponibilité d’équipement, l’Institut Pasteur fait appel au ministère de la Santé afin de répondre à la demande dans le but de garantir la réussite de l’opération de validation du vaccin. Et de rappeler que l’Institut Pasteur ne détient pas tous les moyens matériels dont disposent les multinationales productrices de médicaments de très haute technologie. Concrètement, ces moyens consistent en équipements mais reste que la disponibilité continue demeure prépondérante.
La cheffe de département à l’Institut Pasteur rappelle que les réactifs sont importés, et tout risque de rupture pourrait paralyser les activités des laboratoires de l’Institut Pasteur, un cas de figure déjà observé par le passé, rappelle-t-elle.
Pour le cas du vaccin contre le Covid-19 qui revêt une importance capitale au vu de la conjoncture qui impose la généralisation de la vaccination, la docteure Fouzya Benguergoura fait savoir que le rôle de l’Institut Pasteur est vital dans ce cadre au vu de l’importance du contrôle de la qualité du vaccin.
Expliquant que le vaccin est un produit injecté à une personne saine dans le but de lui permettre « d’induire une réponse immunitaire » et, de ce fait, lui permettre de se défendre contre un corps étranger, contrairement au médicament. C’est dans ce contexte qu’elle insiste sur le rôle du contrôle en tant que « priorité nationale au même titre que la santé publique ».
A. B.

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