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Affaire des détenus du mouvement populaire La mobilisation s’accentue

Publié par Karim Aimeur
le 19.09.2019 , 11h00
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Marches, rassemblements, grèves… Les actions de protestation contre l’incarcération des manifestants et des activistes politiques se multiplient. Dans plusieurs wilayas du pays, la mobilisation pour la libération des détenus du mouvement populaire s’accentue.
Karim Aimeur - Alger (Le Soir) - Plusieurs actions ont été entreprises, hier mercredi et d’autres seront organisées aujourd’hui jeudi.
Une imposante marche pacifique a sillonné les rues de la ville de Seddouk près de Béjaïa et un sit-in a été tenu devant le tribunal de la Cité Djamel (Oran) pour exiger la libération de tous les détenus d'opinion et politiques.
Selon certaines sources, ils seraient une centaine de jeunes qui sont dans la prison d’El Harrach en raison de leur implication dans la Révolution qui a secoué le système depuis le 22 février. On a commencé par les porteurs du drapeau amazigh avant d’arriver aux acteurs politiques et simples manifestants.
Un autre rassemblement a été organisé au siège du Parti des travailleurs (PT) à Alger pour la libération de Louisa Hanoune, Lakhdar Bouregaâ, Karim Tabbou et tous les autres détenus du mouvement populaire. Des représentants des partis membres des forces de l’Alternative démocratique ont participé à ce rassemblement.
Dans son intervention, Ramtane Taâzibt a dénoncé la campagne de dénigrement des militants politiques et la justice qui met arbitrairement des citoyens en prison.
«Les arrestations sont abusives», a-t-il affirmé, en se demandant «quelle crédibilité pour une justice qui met dans la même prison les symboles du système et de la corruption et ceux qui l’ont combattu», en citant les noms de Lakhdar Bouregaâ et Louisa Hanoune.
«On ne peut admettre que le sort de Louisa Hanoune soit lié aux autres qui ont occupé de hauts postes de responsabilité au sein du système (allusion à Saïd Bouteflika, le général Toufik et Atmane Tartag). Louisa Hanoune n’a jamais été une partie du système, elle a combattu le système depuis des dizaines d’années. Elle est opposante et a milité pour le changement radical avant le 22 février», a-t-il lancé.
Fethi Gharès, président du MDS, a soutenu que la libération des détenus doit s’accompagner avec le départ du système finissant et obsolète.
«On est en processus révolutionnaire depuis le 22 février», a-t-il affirmé, en dénonçant les pratiques répressives du pouvoir, soutenant que «le mouvement se poursuivra jusqu’au départ du système. Le peuple sera libéré avec le départ du système, a-t-il dit.
Pour sa part, Ali Laskri, membre de l’instance présidentielle du FFS a réclamé la libération des détenus d’opinion et politiques ; plaidant pour un changement radical du système «pourri» qui règne depuis 1962.
Accusant «le pouvoir militaire» de tout faire pour casser le mouvement populaire et empêcher le changement du système, Laskri a appelé à un dialogue sérieux entre les Algériens. Il a appelé à la solidarité pour faire face à ce pouvoir qui ne compte rien céder.
K. A.

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