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Système des Subventions La réforme se fera après la présidentielle

Publié par
le 16.04.2018 , 11h00
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En matière économique, ce qu’il faut retenir du grand oral médiatique du premier ministre Ahmed Ouyahia, qui a animé une conférence de presse avant-hier au Centre international des conférences (CIC) de Club-des-pins, c’est que la réforme du système des subventions est reléguée pour après la présidentielle de 2019.
Lyas Hallas - Alger (Le Soir) - Sujet qui irrite le front social, la réforme du système des subventions et des transferts sociaux qui pèse désormais lourdement sur le budget de l’Etat dans un contexte marqué par l’amenuisement des ressources financières, est reléguée selon le premier ministre Ahmed Ouyahia pour après la présidentielle de 2019.
Ahmed Ouyahia, qui est intervenu avant-hier lors d’une conférence de presse, a donné, en effet, le second semestre 2019 comme échéance à la mise en œuvre des mesures à prendre en vue de rationaliser la politique sociale de l’Etat. «Le système des subventions tel qu’il est aujourd’hui pèche par son manque de ciblage. Il bénéficie y compris à ceux qui ont un revenu dépassant le 1 million DZD par mois et c’est inacceptable», a-t-il souligné. Il a également indiqué que son gouvernement a lancé deux chantiers pour réformer ce système : le premier au niveau du ministère des Finances qui travaille en collaboration avec la Banque mondiale en vue de de reconsidérer la politique des subventions et le deuxième au niveau du ministère de l’Intérieur et des collectivités locales qui gère la numérisation du fichier national de l’état civil en vue d’identifier les catégories devant bénéficier de ces subventions.
Dans ce contexte, le premier ministre est revenu sur la situation économique du pays en faisant appel aux indicateurs monétaires et financiers de l’année passée (2017), prévoyant une année 2018 plutôt meilleure. Ouyahia a rappelé que la croissance a un peu ralenti en 2017 comparativement à 2016, passant de 3,5% à 2,2% et ce, à cause de la baisse des prix des hydrocarbures qui a induit une contraction des recettes d’exportations (-2,7%) par rapport à l’année précédente. Et de préciser que la croissance hors hydrocarbures a enregistré une légère augmentation, passant de 3,3 à 3,7%. Par ailleurs, le premier ministre a noté avec satisfaction la baisse de l’inflation qui a décru, s’établissant à 5,5% en 2017, contre 6,4% en 2016. Et de prévoir une baisse pour l’année en cours. «L’inflation est dans une courbe descendante. Elle était de 5,2% en janvier et 4,9% en février 2018», a-t-il ajouté. Ahmed Ouyahia a, en tout cas, tenu un discours beaucoup plus optimiste que celui de ses débuts comme premier ministre en août 2017 où il s’alarmait que l’Etat n’avait pas de quoi payer ses fonctionnaires. Un changement de ton favorisé surtout par la hausse des prix du pétrole qui ont dépassé cette semaine la barre des 70 dollars/baril.
Il convient, enfin, de noter que le premier ministre Ahmed Ouyahia s’est expliqué au sujet de l’interdiction des
importations : «La liste des produits interdits à l’importation comptait 850 produits, elle vient d’être révisée et leur nombre est passé à 801. Cette révision a corrigé des erreurs puisqu’il y avait des intrants dans la fabrication de certains produits. Elle sera d’ailleurs révisée tous les trois ou six mois au fur et mesure de l’évolution de la situation économique du pays».
L. H.

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