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Structuration de l’élite intellectuelle pour le renouveau économique La volonté d’impliquer la diaspora algérienne

Publié par Abdelhalim Benyellès
le 24.12.2019 , 11h00
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Le docteur Adel Gherbouli, président du Forum des compétences algériennes

13 000 médecins algériens dont 10 000 sont établis en France. Pour le seul secteur où il a été fait référence. Tel est le constat établi par le docteur Adel Gherbouli, président du Forum des compétences algériennes. Quant au professeur Boubnider, membre de l’association, les chiffres de la diaspora algérienne ne sont pas précis en attendant les résultats des requêtes déposées officiellement auprès des ambassades algériennes à l’étranger.
Abdelhalim Benyellès – Alger (Le Soir) - C’est à l’occasion du Forum d’El Moudjahid, placé sous le thème du «Rôle de l’apport et de la contribution de l’élite algérienne à l’effort du développement national», que le Forum des compétences algériennes, récemment créé, s’est fait connaître, hier, par son président, le docteur Adel Gherbouli qui a présenté les principaux objectifs et actions de l’association des intellectuels algériens. Il s’agit, avant tout, selon lui, d’ouvrir un espace d’échange et de dialogue entre l’élite établie en Algérie et son homologue à l’étranger. Quant aux actions concrètes entamées jusque-là, l’intervenant citera la conférence internationale tenue le 28 septembre 2019 qui a regroupé 60 compétences algériennes établies à l’étranger et une centaine d’autres activant au niveau national.
Cette initiative, qui a regroupé les spécialistes du numérique, de l’énergie renouvelable, de la pharmacie, de l’environnement et bien d’autres spécialités, a pour objectif d’établir une feuille de route destinée à sensibiliser les pouvoirs publics au contenu des résolutions de la rencontre. «Les responsables n’ont pas été attentifs à notre appel», a déploré le président du Forum des compétences algériennes.» Et de préciser : «Nous avons saisi cette opportunité afin de tirer la sonnette d’alarme sur la fuite des cerveaux et en même temps attirer l’attention des décideurs sur la volonté de l’élite intellectuelle algérienne de participer au développement économique national.»
«Nous disposons de compétences issues de 20 pays du monde entier mobilisées à s’impliquer dans le processus du renouveau économique du pays», a-t-il fait savoir. Cette vision de création des richesses d’une Algérie nouvelle se caractérise par «la richesse des compétences qui viennent suppléer la rente des hydrocarbures».
Selon les représentants du Forum, la conjoncture actuelle se prête à l’émergence de l’élite « en témoigne le geste symbolique » du nouveau président de la République lors de l’inauguration de la Foire de la production nationale. Ceux-ci ont jugé qu’à l’occasion le message du Président a été fortement apprécié notamment pour le cas de l’encouragement des start-up. «C’est un message de l’espoir qu’a adressé le président de la République en direction de l’élite intellectuelle algérienne», a jugé le docteur Adel Gherbouli, pour qui il est temps de passer à l’étape du changement positif «grâce aux résultats du Hirak».
Le Forum prépare un 2e événement pour le mois de janvier en invitant la diaspora algérienne ainsi que l’élite nationale autour de l’élaboration d’un «projet porteur» que détermineront les échanges entre les deux parties. Ce forum compte  assumer la mission de porte-parole de l’élite et entamer un dialogue avec les institutions de l’Etat afin de concrétiser ses objectifs. Le professeur Boubnider a considéré, quant à lui, que l’implication de l’élite algérienne établie à l’étranger est porteuse d’espoir dans la mesure où elle contribue à l’ouverture de marchés à l’étranger et favoriserait ainsi le processus des exportations des produits algériens. A cet effet, les conférenciers ont annoncé que 25 bureaux qui ont été mis en place à l’étranger constituent une cellule d’écoute pour le forum mais aussi un trait d’union entre l’élite et son pays d’origine. Le professeur Boubnider a bien fait de le signaler, en précisant que cette élite ne constitue pas la seule tranche, issue du phénomène de l’exode et de la fuite des cerveaux qu’a connu l’Algérie ces dernières années, mais aussi les Algériens nés à l’étranger, ceux de la 2e et de la 3e génération, les a-t-il qualifiés ainsi.
A. B.

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