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Selon le dernier rapport de l’ONS Le chômage «officiel» en petite hausse

Publié par A. Maktour
le 11.02.2019 , 11h00
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Photo : Anis / New press
Le taux de chômage «officiel» en Algérie a atteint 11,7% en septembre dernier, ce qui traduit une hausse de 0,6% par rapport à celui enregistré en avril de la même année. C’est l’Office national des statistiques (ONS), par le biais de l’agence officielle, qui l’atteste.
A se fier à la revue des chiffres livrés hier par l’ONS, jusqu’au mois de septembre dernier, ils étaient 1,462 million de personnes en âge de travailler à se trouver ou se retrouver au chômage.
Les chômeurs sont toutes les personnes âgées de 16 à 59 ans, sans travail et qui ont déclaré être disponibles pour travailler et ont entrepris des démarches, sur la période considérée, en vue de trouver un emploi. L’on se rappelle que les derniers chiffres émanant de la même institution, jusqu’au mois d’avril de l’année dernière, estimaient la population de chômeurs à l’époque à 1,378 million, ce qui fait que l’Algérie peut faire beaucoup de pays envieux dans le monde sur le plan de l’emploi. Il faudrait rappeler, tout de même, qu’entre septembre 2017 et septembre 2018, le nombre de chômeurs en Algérie était de 1,440.
Selon l’étude de l’ONS, il est précisé que le taux de chômage a surtout marqué une hausse chez les hommes, passant de 9% en avril 2018 à 9,9% en septembre 2018. En revanche, chez les femmes, le chômage a connu une très légère baisse passant de 19,5% en avril 2018 à 19,4% en septembre 2018. A titre comparatif, avec le dernier rapport concernant la situation de l’emploi jusqu’au mois d’avril 2018, il était fait état d’une augmentation de la main-d’œuvre masculine comparativement à septembre 2017, avec un solde positif de 180 000, alors que pour la main-d’œuvre féminine, c’était une quasi-stagnation qui était enregistrée par l’étude menée par l’ONS qui, doit-on le rappeler également, attestait que le chômage chez la population active, au sens de la définition du Bureau international du travail (BIT), atteignait près de 12,5 millions de personnes, alors que le taux de participation à la force de travail de la population âgée de 15 ans et plus n’atteint que 41,9% de la population en âge de travailler, soit une quasi-stagnation par rapport au niveau observé en septembre 2017.
Selon les conclusions de l’étude dont les résultats ont été livrés hier par l’intermédiaire de l’agence officielle, il est dit que des disparités significatives sont observées selon l’âge, le niveau d’instruction et le diplôme obtenu. Pour ce qui est relatif au taux de chômage des jeunes de la tranche d’âge 16-24 ans, il a atteint 29,1% en septembre dernier contre 26,4% en avril 2018, soit une hausse de 2,7%, et 28,3% en septembre 2017. Dans cette tranche d’âge, le taux de chômage a atteint 24,6% chez les hommes et 51,3% chez les femmes.
Quant au taux de chômage des adultes (25 ans et plus), il a été de 8,9% en septembre 2018, avec des taux de 7,4% chez les hommes et 15,2% chez les femmes.
L’étude de l’ONS révèle, d’autre part, que sur les 1,462 million de chômeurs, 668 000 n’ont aucun diplôme, soit 45,7% de l'ensemble des sans emploi. Les diplômés de la formation professionnelle sont quant à eux au nombre de 386 000 chômeurs, 26,4% de tous les chômeurs, alors que les diplômés de l’enseignement supérieur ont atteint 27,9% (408 000 chômeurs). Plus de la moitié du nombre de chômeurs en Algérie (56,9%) le sont de longue durée, c'est-à-dire à la recherche d’un emploi depuis plus d’une année, nous apprend l’ONS.
Quant à la population qui peut se targuer d’avoir un emploi par ces temps d’incertitudes économiques, elle a été estimée par l’ONS à 11,001 millions de personnes jusqu’à septembre dernier, soit une baisse de 47 000 personnes par rapport à avril de la même année.
La «faute» revient principalement au secteur privé, note l'ONS dont l’enquête fait ressortir que 16,1% de la main-œuvre totale exerce dans le secteur du bâtiment et travaux publics, 16,1% également dans le commerce, 15,8% dans l'administration publique hors secteur sanitaire, 14,4% dans le secteur de la santé et l'action sociale et 11,7% dans le secteur des industries manufacturières.
Enfin, il est stipulé que le secteur privé absorbe 62,8% de l'emploi total avec 6,911 millions de personnes employées, contre 37,2% pour le secteur public qui emploie 4,09 millions de personnes.
Azedine Maktour

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