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Il a atteint 6,11 milliards de dollars en 2019 Le déficit de la balance commerciale se creuse

Publié par A. Maktour
le 16.02.2020 , 11h00
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Déjà, sur les neuf premiers mois de l’année 2019, lorsqu’il atteignait 5,22 milliards de dollars, le déficit de la balance commerciale de l’Algérie n’avait pas manqué d’alerter sur l’impact qu’il pouvait induire sur les finances publiques. Depuis hier samedi, on sait que pour l’ensemble de l’année 2019, le déficit de la balance commerciale a augmenté de plus de 34% par rapport à l’année d’avant.
Les statistiques «provisoires» des douanes font état d’un déficit de la balance commerciale de l'Algérie de 6,11 milliards de dollars, contre 4,53 milliards de dollars en 2018, soit un accroissement du déséquilibre de 34,81%. Un creusement du déficit qui ne surprend guère eu égard à la tendance qu’il a prise dès les premiers chiffres de l’année 2019 connus. En fin de compte, donc, et tel que le laissait entendre déjà Mohamed Loukal, le ministre des Finances en charge d’expliquer le contenu de ce qui n’était que projet de loi de finances 2020 ficelé par Bedoui et son équipe, le déficit risque de coûter des moments difficiles pour le gouvernement en charge des affaires du pays depuis quelques semaines. Donc, la balance commerciale de l'Algérie a connu en 2019 un déficit de 6,11 milliards de dollars, contre un déficit de 4,53 milliards de dollars en 2018, soit en hausse de 34,81%. Un déficit dû en partie à la baisse de nos exportations. Celles-ci sont passées de 41,79 milliards de dollars en 2018 à 35,82 milliards de dollars en 2018, soit une baisse de 14,29%. Sans qu’il constitue vraiment une surprise, ce recul on le doit à la baisse des exportations algériennes d’hydrocarbures en 2019, puisque les exportations hors hydrocarbures sont demeurées toujours aussi insignifiantes.
Ainsi, selon les chiffres de la Direction générale des douanes, les hydrocarbures ont représenté l'essentiel des exportations algériennes l'année dernière, avec 92,80% du volume global des exportations, pour un montant de 33,24 milliards de dollars, contre 38,87 milliards de dollars en 2018, soit un recul de 14,48%. Quant aux exportations hors hydrocarbures, elles ont permis d’engranger 2,58 milliards de dollars, soit 7,20% du volume global des exportations, contre 2,92 milliards de dollars en 2018, donc une baisse de 11,80%. Dans le détail, les exportations hors hydrocarbures étaient composées de demi-produits, avec 1,95 milliard de dollars, contre 2,33 milliards en 2018, en baisse de 6,21%, des biens alimentaires avec 407,86 millions de dollars, contre 373,77 millions l’année d’avant, une augmentation de 9,12%, et des biens d'équipement industriels avec 82,97 millions de dollars, contre 90,1 millions en 2018, soit une baisse de près de 8%.
Au rayon exportations, l’Algérie a pu placer également des produits bruts pour 95,95 millions de dollars, contre 92,39 millions en 2018, enregistrant ainsi une hausse de 3,86%, des biens de consommation non alimentaires pour 36,42 millions de dollars, contre 33,42 millions une année avant, donc en augmentation de 9%, et des biens d'équipement agricoles avec 250 000 dollars, contre 310 000 dollars en 2018 (-16,94%).
Dans la rubrique importations, toujours aussi importantes malgré une baisse de 9,5%, elles ont atteint 41,93 milliards de dollars en 2019, contre 46,33 milliards l’année précédente. Selon les douanes, sur les sept groupes de produits d’importation, cinq ont enregistré des baisses en 2019. Ainsi, les biens d'équipement industriels, 31,5% du total des importations en 2019, ont totalisé 13,20 milliards de dollars contre 16,48 milliards en 2018, soit en baisse de 20%. En 2019, un total de 10,29 milliards de dollars a été dépensé pour les demi-produits, contre 10,96 milliards de dollars en 2018. La facture d’importation des biens alimentaires a, elle également, enregistré une baisse (5,85%) en passant de 8,57 milliards de dollars en 2018 à 8,07 milliards de dollars en 2019.
La facture d'importation du groupe demi-produit a reculé de 6,09%. Idem pour les biens de consommation non-alimentaires, avec 6,45 milliards de dollars contre 6,76 milliards (-4,52%), et les biens d'équipement agricoles avec 457,70 millions de dollars contre 564,76 millions en 2018 (-18,92%). En parallèle, deux groupes de produits d’importation ont connu des hausses en 2019.
Il s'agit, en effet, des produits bruts, pour 2,01 milliards de dollars, contre 1,90 milliard en 2018, et les produits du groupe énergie et lubrifiants (carburants) avec 1,43 milliard de dollars contre 1,07 milliard en 2018 (+33,22%). Globalement donc, en 2019, les exportations ont permis que les importations soient couvertes à hauteur de 85,43%, contre une proportion de 90,22% en 2018. Ce qui illustre parfaitement la structure pas viable, pour ne pas dire plus, de la structure importations-exportations du pays.
Azedine Maktour

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