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INVITATION AU DIALOGUE NATIONAL Le niet de Moussa Touati

Publié par Rym Nasri
le 25.08.2019 , 11h00
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Le président du Front national algérien (FNA) décline l’invitation du coordinateur du Panel de dialogue, à participer au dialogue national. Pour lui, ce comité doit ouvrir des tribunes de dialogue avec le peuple avant de solliciter les partis politiques.
Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Moussa Touati n’y est pas allé par quatre chemins pour rejeter l’invitation du Panel de dialogue et de médiation. «Aucun parti ne doit prendre part à ce comité de dialogue sans le consentement du peuple», a-t-il dit hier samedi, à Alger.
Adressant un message au coordinateur du Panel de dialogue, Karim Younès, le président du FNA considère qu’avant de discuter avec les partis politiques, il faudrait d’abord dialoguer avec le peuple dans des espaces publics. «Il n’y a pas de partis politiques qui représentent le peuple sans son consentement. D’ailleurs, le peuple conteste ce comité de dialogue et tous ceux qui sont derrière», dit-il encore.
Pour lui, on veut faire de ce peuple un peuple mineur. La preuve, poursuit-il, «ils ont accordé un agrément à ce comité de dialogue mais qui l’a choisi ? Qui l’a désigné ? Qui l’a cautionné ? Et où étaient ses membres avant le début du mouvement populaire ?» Moussa Touati regrette qu’au bout de la 27e semaine du mouvement populaire, aucune solution n’ait encore été trouvée pour la crise que traverse le pays. «Aujourd’hui, la rue insiste sur le départ de tous. L’Algérie est un pays du pouvoir du peuple et non pas de l’alternance des systèmes.»
S’agissant de l’élection présidentielle, le président du FNA s’interroge : «De quelle élection parlent-ils ? Est-il possible de persister à aller vers une élection présidentielle archaïque sans que personne puisse la contrôler ? Comment peut-on élire un Président alors que le pays est dans le flou total ?»
Convaincu que l’institution de l’Armée nationale a été aux côtés du peuple pour le protéger durant ses manifestations, il estime qu’aujourd’hui, cette même institution doit l’écouter quand il demande à ce que tout «le monde au pouvoir dégage».
«Le peuple veut récupérer sa souveraineté et l’armée doit l’accompagner pour exercer sa souveraineté. C’est à cette institution de permettre au peuple de se libérer et de choisir, par la suite, son Président», conclut-il.
Ry. N.

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