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Il est prévu aujourd’hui au tribunal de Sidi-M’hamed Le procès Ali Haddad, Amara Benyounès et Mourad Oulmi se tiendra-t-il ?

Publié par Abla Chérif
le 11.05.2020 , 06h00
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Un procès très attendu a été fixé pour aujourd’hui au tribunal de Sidi-M’hamed. Ali Haddad et Mourad Oulmi devraient comparaître avec plusieurs ex-ministres poursuivis pour des faits de corruption ayant gravement porté atteinte à l’économie nationale.
Abla Chérif - Alger (Le Soir) - La question de savoir si ce procès allait être possible dans les conditions sanitaires que traverse actuellement le pays n’avait toujours pas trouvé réponse hier. Les avocats n’ont été informés d’aucun changement dans la manière dont doivent se dérouler les audiences et nul ne saura, jusqu’au dernier moment apparemment, si la proposition de tenir un procès par visioconférence sera soumise au collectif de défense et aux prévenus.
Ce procédé s’est multiplié à travers plusieurs tribunaux du pays ces derniers jours. Des audiences durant lesquelles des détenus impliqués dans des affaires dites légères ont été jugés à distance, filmés par des caméras qui retransmettaient son et images aux juges qui avaient eux aussi l’image du détenu filmé dans une salle de la prison où il se trouve. Pour l’heure, aucune tentative de ce genre n’a été faite dans ce que l’on appelle les gros procès. La seule information ayant trait à ce sujet est parvenue de Blida où l’ancien responsable de la Sûreté nationale aurait refusé d’être jugé à distance, et son procès a dû donc être reporté au 31 mai prochain.
En raison du nombre de détenus devant être auditionnés, le procès prévu ce lundi s’avère très délicat. L’affaire Haddad a été divisée en deux parties essentielles, l’une impliquant Mourad Oulmi, représentant de quatre marques automobiles, dont Volkswagen, et l’autre Amara Benyounès en sa qualité d’ancien ministre de l’Industrie. Selon son avocat, ce dernier est poursuivi pour des faits «dont il n’est nullement responsable et ne se serait pas trouvé en prison si Abdeslam Bouchouareb n’avait pas joué sa carte».
Des sources concordantes indiquent que son affaire découle des agissements troubles de Ali Haddad qui entame, en 2012, un projet de réalisation d’une cimenterie à Relizane. Le ciment, nous explique-t-on, dépend de deux éléments importants, le calcaire et l’argile disponibles dans des souterrains situés non loin de cette région. Haddad parvient à obtenir un permis d’exploitation minière, qu’il paye à 12 millions de DA, mais ne s’en sert pas. Le projet lui est donc retiré, quelques années plus tard, et accordé à une société nationale, GIKA, pour parer au besoin pressent en ciment qui se fait ressentir dans le pays. GIKA projette uniquement de construire la fameuse cimenterie de Relizane et établit un partenariat avec une entreprise chinoise pour procéder à l’exploitation minière.
Pour des raisons inconnues, le projet ne démarre pas. Haddad réapparaît alors et tente de reprendre l’affaire en main. Nous sommes alors en 2014. Il tente sa chance auprès de Youcef Yousfi (ministre de l’Energie) qui refuse sa demande puis auprès de Amara Benyounès qui se trouve à la tête du ministère de l’Industrie. Un réaménagement des fonctions ôte le secteur des mines à ses attributions. Comme Yousfi (qui comparaîtra en qualité de témoin), il refuse de restituer le projet à Haddad. Sollicitée par ce dernier, la présidence refuse aussi. La fin 2014 marque cependant un tournant dans l’affaire. Abdelmalek Sellal est nommé Premier ministre et Abdeslam Bouchouareb succède à Amara Benyounès. Ali Haddad réapparaît à nouveau, Bouchouareb lui accorde ce qu’il désire avec , cette fois, l’accord de la présidence de la République. Des avocats estiment que le dossier Haddad-Amara Benyounès pourrait être jugé car n’impliquant pas plus que sept à huit personnes, alors qu’un renvoi est probablement attendu dans l’affaire Haddad-Oulmi.
A. C.

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