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Tebboune irrité par certains ministres Le remaniement du gouvernement se précise

Publié par Mohamed Kebci
le 05.01.2021 , 11h00
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Irrité par le bilan peu reluisant de l’action de certains ministres depuis une année, le chef de l’État serait sur le point d’opérer un remaniement de son gouvernement, le second après celui de juin dernier, en vue d’injecter du sang neuf à un exécutif qui, visiblement, manque d’entrain au moment où tous les clignotants virent au rouge.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - À peine rentré au pays, après avoir passé près de deux mois de convalescence en Allemagne, le chef de l’État donne l’impression de vouloir reprendre les choses en main, lui dont le gouvernement qu’il a nommé en janvier 2020 manque terriblement de cohésion et surtout de solidarité. Aussitôt en Algérie, au soir de mardi dernier, le chef de l’État a tenu, le lendemain mercredi, à s’imprégner de premier abord de la situation interne du pays et de celle prévalant dans le voisinage immédiat, notamment au niveau des frontières.
Ceci en tenant un conclave avec le chef d’état-major de l’Armée nationale populaire (ANP), le général de corps d’armée Saïd Chanegriha. Il signera également la loi de finances 2021, de même que le décret présidentiel portant promulgation dans le Journal officiel de la Constitution amendée le 1er novembre dernier. Deux dossiers demeurés, des semaines durant, en suspens du fait de la longue convalescence du chef de l’État, suscitant, pour rappel, nombre de supputations et donnant lieu à des conjectures.
Juste après, soit avant-hier dimanche, Abdelmadjid Tebboune convoque l’exécutif pour une réunion du Conseil des ministres avec, à l’ordre du jour, un seul point : l’évaluation de l’action annuelle de tous les membres du gouvernement.
Une sorte d’audit qui touche tous les secteurs et qui, d’ailleurs, de par sa consistance, n’a concerné que certains ministres avant que d’autres ne soient «entendus» à l’occasion d’un prochain Conseil des ministres.
Et cette première séance d’audit n’a pas été pour plaire au chef de l’État, qui a ouvertement exprimé son courroux et sa désapprobation quant à l’action de certains ministres, lui qui a invité clairement ces derniers à rattraper les retards accusés dans les plus brefs délais. Des départements «défaillants», selon l’appréciation de Tebboune, à l’image de celui de l’Intérieur, dont il montrera du doigt l’action de certains walis auxquels il est reproché le manque, voire l’absence d’efficacité dans la prise en charge des populations locales, notamment celles des zones d’ombre.
Il a invité, à cet effet, à distinguer les opérations inscrites dans le cadre des plans communaux de développement (PCD) et celles qui traitent des préoccupations quotidiennes des citoyens, entre autres, l’alimentation en eau potable au niveau des zones frontalières. L’action du département des finances n’a pas été, elle aussi, du goût du chef de l’État, invitant à revoir de fond en comble le système bancaire, à intensifier les opérations de contrôle au niveau des banques et à consacrer la transparence dans l’octroi des crédits au bénéfice des opérateurs, et ce, dans l’intérêt de l’économie nationale.
Autre secteur à susciter des réserves de Tebboune, celui de la culture, relevant une faiblesse dans le domaine de l’industrie cinématographique, intimant l’ordre de redresser la barre, d’autant plus que, selon lui, cette branche est à même de procurer des postes d’emploi par milliers et, par ricochet, de participer à l’essor de l’économie nationale.
Ceci dit, ses coups de gueule à l’encontre de certains des ministres, dans l’attente d’autres qu’il ne manquera certainement pas de signifier lors du prochain audit d’autres chefs de départements ministériels, pousseront-ils le chef de l’État à les renvoyer et à nommer d’autres à leur place dans le sillage d’un remaniement de l’exécutif ? Ce qu’il a eu à opérer déjà le 23 juin dernier, quand il avait procédé à la nomination de pas moins de neuf nouveaux ministres, ceux des Finances, de l’Energie, de l’Agriculture, du Développement rural, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, des Transports, du Tourisme et de l’Artisanat, de la Pêche, des Energies renouvelables et du Sport d’élite.
M. K.

 

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