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Validation de l’année universitaire des médecins résidents Le Snechu dénonce un «vol universitaire»

Publié par Salima Akkouche
le 09.08.2018 , 11h00
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Le Syndicat national des enseignants chercheurs hospitalo-universitaires, «Snechu» refuse que l’année universitaire des médecins résidents ayant été en grève, soit validée. Il s’agit d’un «vol universitaire» selon le professeur Belhadj, membre du bureau national du Snechu.
Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Pour le syndicat, il est «inconcevable» que les médecins résidents n’ayant pas suivi leur formation, qu’elle soit pédagogique ou de soins, et ayant boycotté les gardes, au cours de l’année dernière en raison de leur mouvement de grève soient admis dans les examens et valident leur année.
Le professeur Belhadj explique que la tutelle a donné les pleins pouvoirs aux chefs de services pour se prononcer sur les activités de soins et pédagogiques des résidents. Le chef de service, poursuit-il, dispose de plusieurs critères sur lesquels il doit évaluer et noter son résident. Or, ces résidents qui ont fait grève ne peuvent pas valider leur année. D’ailleurs, souligne-t-il, selon le statut qui régit le secteur, un étudiant qui accumule six absences ne peut pas valider son année.
Le problème des comités régionaux pédagogiques de spécialités, (CPRS), ont décidé de valider l’année à des résidents ayant fait grève.
Une décision que le Snechu rejette. Un président d’un comité, dit-il, ne peut valider une année à un résident ayant obtenu une note inférieure à 10. «Il n’est pas normal que pour deux étudiants de la même spécialité ayant fait grève tous les deux sur l’activité de soins, on valide l’année à l’un et pas à l’autre», s’insurge le professeur Belhadj qui se demande sur quel critère l’on doit valider l’année de cet étudiant en grève ? «Nous sommes les garants de la morale universitaire et il est inconcevable de valider l’année à un résident qui a fait huit mois de grève», souligne ce syndicaliste. Actuellement, le torchon brûle entre les comités pédagogiques régionaux et le syndicat qui estime que la décision de validation ne peut pas être administrative mais pédagogique.
Le syndicat des enseignants chercheurs hospitalo-universitaire veut attirer l’attention de la tutelle sur cette situation et demande à ce qu’elle intervienne pour mettre fin à ces disparités entres les différents services des hospitaliers du pays. D’ailleurs, selon le syndicat qui écarte toute répercussion de cette décision sur les nouvelles promotions, les résidents ont été sensibles à cette situation et pensent qu’il est dans leur intérêt de refaire l’année.
De son côté, le collectif autonome des médecins résidents ne veut pas encore se prononcer sur les déclarations du syndicat ni sur un éventuel mouvement de débrayage en septembre.
S. A.

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