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Bouira Le wali affirme que l’épidémie «est derrière nous»

Publié par Yazid Yahiaoui
le 28.08.2018 , 11h00
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«Aujourd’hui, et puisque le dernier cas positif enregistré au niveau de la wilaya date du 14 août et puisque la période d’incubation du virus cholérique est de 7 jours, nous pouvons dire que la situation est largement maîtrisée.»
C’est en ces termes que le wali de Bouira, Limani Mustapha, a conclu son intervention lors d’un point de presse organisé hier au niveau de la salle des délibérations de l’APW, en présence du P/APW et des membres de la cellule de suivi installée par ses soins jeudi dernier, en l’occurrence les directeurs de la santé, de l’hydraulique, de l’agriculture, de l’ONA et de l’ADE, ainsi que les chefs de daïra de Aïn-Bessem et Bir-Ghbalou.
Le wali a tenu à rappeler la genèse de cette maladie qui a été déclarée en premier lieu dans la wilaya de Bouira, avant d’être diagnostiquée dans d’autres wilayas du pays, principalement à Blida, Tipasa et Alger.
Ainsi, selon le wali, au niveau de la wilaya de Bouira, il a été enregistré, en tout, six cas dont deux femmes décédées, et les quatre autres cas qui étaient initialement admis aux urgences de l’EPH de Aïn-Bessem ont été transférés à l’hôpital spécialisé en maladies infectieuses d’El-Kettar, où, comme on le saura lors de la conférence de presse tenue par les représentants du ministère de la Santé et ceux de l'Institut Pasteur le 22 août dernier, il a été confirmé trois cas parmi les quatre admis, comme étant des cas de choléra ; de vibrion cholérique de type ogawa 01.
Depuis que les premiers cas ont été admis à l’EPH de Aïn-Bessem, jusqu’au premier décès survenu le 12 août dernier, et avant même que les résultats des analyses ne soient connus, les services de la DSP de la wilaya de Bouira, ainsi que l’Institut Pasteur et le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière se sont mobilisés pour prendre les échantillons et procéder aux tests nécessaires pour connaître l’origine de cette infection.
Ainsi, c’est la directrice de la santé de Bouira qui le déclarera, «il a été procédé immédiatement après les premiers décès au dépistage de toute la famille des deux défuntes, ainsi que leur entourage au niveau du village M’rabhia situé dans la commune de Raouraoua», à 40 kilomètres au sud-ouest de Bouira. Au total, plus de 139 personnes, dont beaucoup de sujets sains, ont été dépistées et fort heureusement, déclarera la directrice de la santé, «tous les échantillons étaient négatifs».
Pour revenir aux cas avérés de choléra au niveau de la wilaya de Bouira, le wali dira qu’hormis les trois cas confirmés par l’Institut Pasteur et qui ont été pris en charge à l’hôpital d’El-Kettar jusqu’à leur sortie totalement rétablis, aucun nouveau cas n’a été enregistré depuis le 14 août dernier.
Suffisant pour affirmer que la situation est largement maîtrisée au niveau de la wilaya et que les citoyens doivent être vigilants et ne cèdent pas à la panique et les fausses informations relayées dans les réseaux sociaux. Cela étant, concernant les mesures prises au niveau de la wilaya depuis la déclaration des premiers cas, le wali dira qu’il y a eu vérification par les services de la Direction des ressources en eau de tous les puits déclarés qui sont plus de 20 000, alors que l’ADE qui possède l’un des meilleurs laboratoires d’analyses à l'échelle nationale, a renforcé ses analyses au niveau des deux stations de traitement de Djebbahia pour le barrage de Koudiate-Acerdoune et celle de la Crète rouge pour le barrage de Tilesdit.
Le wali a tenu à rassurer tous les citoyens qui sont alimentés à partir de ces deux barrages et qui résident dans les wilayas de Bouira, Tizi-Ouzou, Médéa, M’sila et Bordj-Bou-Arréridj que «l’eau de leurs robinets est potable et qu’elle ne représente aucun danger pour leur santé». De même pour tous les citoyens de la wilaya de Bouira, le wali Limani Mustapha a tenu à les assurer en leur disant que «les pouvoirs publics font tout pour que la santé du citoyen soit préservée». Par ailleurs, la directrice de la santé rappellera qu’en pareilles situations, ses services agissent par excès plus que par défaut. «Une bonne chose, dira-t-elle, quand la population se manifeste au moindre mal, surtout quand ce mal a un lien avec les symptômes proches du choléra». «Les services des différents EPH ont tout prévu pour accueillir les malades dans de bonnes conditions, et ont prévu des salles d’isolement au cas où le patient suspect présente des symptômes très proches du choléra» ajoutera-t-elle.
Y. Y.

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