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Selon l’ancien Directeur de la dette extérieure à la Banque d’Algérie : «L’endettement extérieur ne sera pas suffisant pour couvrir le déficit budgétaire»

Publié par Ilhem Tir
le 17.10.2019 , 11h00
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L’ancien directeur de la dette extérieure à la Banque d’Algérie M. Rachid Sekkak, a souligné que le déficit budgétaire de l’Algérie, qui se chiffre aujourd'hui en milliards de dollars et qui date de 2014, n’est plus un tabou politique.
Selon l’expert «L’endettement extérieur ne pourra pas se substituer totalement à la planche à billet car le niveau du déficit budgétaire est tellement élevé qu’il ne pourra pas être une solution à ce déficit». Seul un travail sur la réduction de ce déficit serait solvable pour revenir à un équilibre des balances des paiements.
L’expert qui s’est exprimé hier sur les ondes de la Chaine 3 dans l’émission « L’invité de la rédaction», ajoutera que l’endettement extérieur ne peut être qu’un «moyen temporaire et une solution partielle» au déficit budgétaire du pays qui ne fait que se creuser si on ne prend pas des mesures urgentes à même de redresser progressivement la situation. «Nous avons encore la chance de disposer d’un niveau de réserves de change suffisant pour nous permettre, sur le volet des équilibres extérieurs, de tenir encore trois ou quatre ans, mais au niveau du budget, ce sont des mesures urgentes qu'il faudra prendre» et d’ajouter : «Si aucune mesure n’est prise pour gérer nos déficits budgétaires, les problèmes s’aggraveront » a expliqué M. Sekkak insistant sur les mesures urgentes à prendre.
Dans ses explications, l’expert notera que l’Algérie est un pays qui vit bien au-dessus de ses moyens. «Lorsque le déficit commençait à se faire sentir en 2013-2014 en raison de l’effondrement de la fiscalité pétrolière, nous avons maintenu un niveau très élevé de dépenses publiques.
Le déficit a atteint alors un niveau représentant les 15% du PIB, alors que les pays européens ne peuvent dépasser les 3%». Il renseignera par ailleurs, sur le Fonds de régulation des recettes qui a été vidé en moins de 18 mois depuis 2014 «parce qu’on a préféré continuer de vivre au-dessus de nos moyens». Pour ce qui est des mesures urgentes à prendre, l’ancien directeur de la dette extérieure à la Banque d’Algérie souligne qu’il faut réfléchir dans la durée et non dans l’urgence pour mettre en place un programme permettant de sortir de ce déséquilibre financier. «On doit choisir entre augmenter ses revenus ou réduire ses dépenses», ou les deux à la fois selon l’intervenant qui précise qu'avec «un déficit de la balance de paiement de 20 milliards de dollars annuels, le très court terme sera très difficile à gérer, mais je reste profondément convaincu que si nous arrivons à régler l’équation politique dans les meilleurs délais, il est tout à fait possible de mettre en place un programme de redressement économique sur des périodes de 5 à 7 ans et ce programme pourra nous remettre sur les rails».
Sur la même lancée, l’expert s’adressera à ceux qui annoncent la faillite de l’Algérie et la cessation de paiement en les qualifiant «d’apprentis sorciers» qui font dans l’alarmisme pour des convictions politiques, en disant «la situation est difficile mais pas désespérée».
Ilhem Tir
 

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