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FACE À L’AMPLEUR DU PHÉNOMÈNE Les autorités à l’assaut des parkings sauvages

Publié par Samira Azzegag
le 05.07.2018 , 11h00
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Plus de 70% des parkings recensés dans la wilaya d’Alger sont identifiés sauvages. Les «parkingueurs», le plus souvent issus de la déperdition scolaire n’hésitent pas à employer la force, voire les armes blanches pour contraindre les automobilistes à payer. Une campagne est menée par les services de la police pour éradiquer le phénomène, qui a pris de l’ampleur.
Samira Azzegag - Alger (Le soir) - Les parkings sauvages le plus souvent, sont implantés de manière anarchique partout et surtout à des périodes irrégulières, souvent durant les saisons estivales. Ils sont érigés autour des zones industrielles et les grands boulevards. Un gain facile auquel s’adonnent un grand nombre de «chômeurs». Ces derniers n’hésitent pas à utiliser la force, voire les armes blanches pour contraindre les automobilistes à s’acquitter d’un montant variant entre 100 et 150 DA pour avoir stationné leurs véhicules, même si cela n’a duré que quelques minutes. Souvent la bagarre dégénère en crime. Nous citerons l’exemple du drame qui s’est produit en février 2017, où un jeune automobiliste a perdu la vie, assassiné par un groupe de trois personnes, qui l’avaient agressé avec des sabres et d’autres armes blanches, suite à son refus de payer les frais d’un parking non agréé.
Une situation regrettable, qui a incité les services de la police à mener une bataille sans relâche contre ces «délinquants», qui constituent une menace pour la sécurité du citoyen. Ce qui n’est pas chose aisée, selon le responsable de communication de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN), puisque ces parkings sont occasionnels et ne sont pas fixes.
Des patrouilles de police vadrouillent nuit et jour dans les quartiers de la capitale, pour identifier les points noirs, où ces espaces sont installés, mais le plus souvent, les parkingueurs prennent la fuite, avant l’arrivée des voitures de la police. Et, malgré les efforts consentis par la DGSN pour en finir avec cette pratique illégale qui prend malheureusement de l’ampleur, les gardiens de ces espaces de stationnement s’entêtent toujours.
Leur présence est perceptible et ils arrivent à imposer leur diktat. C’est un véritable danger pour les automobilistes qui refusent de s’aligner.
Face à cette situation, les citoyens sont plus qu’outrés et dénoncent le « voyoutisme », dont font preuve les gardiens de ces espaces réservés aux véhicules et qui agissent à leur gré.
Interrogée sur ce phénomène, Samia déclare être terrorisée par le comportement violent de ces personnes qui s’octroient les droits de gardiens : « C’est une vraie torture que nous sommes en train de subir au quotidien», déplore l’automobiliste, qui estime que les frais du parking sont, tout le temps, en augmentation.
La lutte contre ces espaces illégaux existe depuis 2006 déjà, lorsque le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales avait envoyé une circulaire aux APC pour réorganiser ce créneau marqué par une anarchie totale, en encourageant des jeunes à postuler, pour gérer ces espaces dans un cadre légal. Il était même question de la création de plusieurs coopératives de gardiens d’aires de stationnement, malheureusement, le projet n’a vu le jour que cette année, avec la création d’une coopérative au niveau de la wilaya d’Alger. D’autres projets similaires sont prévus pour absorber le taux de chômage important en Algérie.
S. A.

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