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ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE DU 12 DÉCEMBRE Les candidats à la quête de soutien extra-muros

Publié par Mohamed Kebci
le 12.11.2019 , 11h00
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Les cinq candidats à l’élection présidentielle du 12 décembre prochain s’attellent, outre à apporter les ultimes retouches à leurs programmes d’action et autres plannings de campagne électorale, à mener des tractations en vue de rallier des soutiens parmi la panoplie de ces partis ayant signifié leur adhésion au processus électoral en cours, faute de pouvoir y participer.
M. Kebci - Alger (Le Soir) - C’est la course contre la montre chez les staffs des candidats au scrutin présidentiel du 12 décembre prochain, en vue de collecter le maximum de soutiens au sein des partis favorables à cette élection mais qui n’ont pas présenté leurs propres cavaliers. Il s’agit également de chercher des appuis au sein des organisations de masse et autres personnalités nationales.Et pour le moment, c’est le président du parti des Avant-gardes des libertés qui est aux premières loges avec le ralliement à sa cause de nombre de ces petits partis sans grande assise populaire. 
C’est ainsi que Ali Benflis bénéficiera ,dès le premier tour du scrutin présidentiel du 12 décembre prochain, de l’appui de l’UFDS (Union des forces démocratiques et sociales), de Fadjr el Djadid, du  front du militantisme national, du Front national pour les libertés (FNL). 
Leurs présidents, respectivement Noureddine Bahbouh, Tahar Benbaïbèche, Abdallah Haddad et Mohamed Zerrouki ont publiquement signifié leur soutien à l’ex-chef de gouvernement en assistant, avant-hier dimanche, à la présentation par Benflis de son programme électoral. 
Si  l’ancien secrétaire général du RND explique son soutien au candidat Benflis par sa «reconnaissance» dans la démarche et le programme du président du parti des Avant-gardes des libertés, l’ancien ministre de l’Agriculture et ex-chef de groupe parlementaire du RND soutient que son appui à Benflis «coule de source» tant il est le «plus proche de nous». Rappelant l’avoir déjà soutenu en 2004 et en 2014, Bahbouh affirme avoir même été partenaire dans l’élaboration du programme électoral de son candidat préféré.
Au sein du staff de campagne de Benflis, on s’attend à d’autres ralliements potentiels comme celui du FAN (Front de l’Algérie nouvelle), cette formation de la cuvée de 2012, née d’une énième dissidence au sein du mouvement Islah, menée par Djamel Benabdeslam. 
Ce dernier, qui était dans la première rangée des invités du candidat Benflis, avant-hier, au chapiteau de l’hôtel Hilton d’Alger, affirme avoir répondu par «simple politesse» à l’invitation du président du parti des Avant-gardes des libertés. 
Cette présence ne signifie donc pas un quelconque soutien à la candidature de Benflis, une question qui est «toujours en concertation au niveau des structures de base de notre parti», précise Benabdeslam. Et de prévoir de trancher le sujet d’ici quelques jours, avant l’entame de la campagne électorale, dimanche prochain.
Toujours au chapitre des soutiens, Saïda Neghza, présidente de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA), apporterait son appui à Benflis, après avoir été partisane du 5e mandat avorté du président de la république déchu.
Du côté de l’ex-Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, on n’enregistre, jusqu’à présent, que le ralliement à sa cause du mouvement El Islah qui change ainsi de «fusil d’épaule», lui qui avait appuyé la candidature de Benflis en 2014. A l’appui de cette démarche, le président du mouvement, Fillali Ghouini, affirme que Tebboune «présente un programme solide».
Il reste à savoir qui aura le soutien des autres partis encore indécis, le FJD que dirige Abdallah Djaballah, mais surtout le FLN dont le bureau politique, qui avait promis de trancher la question à l’issue des concertations menées avec les membres du comité central, temporise encore, reportant à chaque fois sa résolution. 
Parce que le cœur des cadres et militants du vieux front du pouvoir balancerait entre les trois «enfants» du parti, Benflis, Tebboune et Abdelaziz Belaïd, avec une tendance lourde pour les deux premiers, le bureau politique réserverait sa position au «plus que probable second tour», laissant le libre choix aux militants au premier tour.
M. K.

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