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Professionnalisation des pratiques d’enseignement et de gestion, réaménagement du bac...

Les défis de Benghabrit pour cette année

La ministre de l’Education nationale a donné hier le coup d’envoi officiel de la rentrée scolaire 2018-2019. Une année charnière pour Nouria Benghabrit qui se lance le défi d’atteindre les plus hautes normes de qualité dans l’éducation et l’enseignement à travers la mise en place d’un large programme de formation. La ministre doit également convaincre cette année la société sur le projet de réaménagement de l’examen du bac.
Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Nouria Benghabrit, qui sera sur plusieurs fronts à la fois, a du pain sur la planche cette année. La ministre de l’Education nationale doit ainsi mener tout au long de l’année scolaire un travail de sensibilisation au projet de réaménagement du bac.
Avant de faire passer ce projet, la première responsable du secteur a indiqué qu’elle doit d’abord expliquer aux élèves, à la famille éducative et à la société civile le contenu de ce projet qui entrera en vigueur à partir de la rentrée scolaire 2019-2020. Un travail qui se fera à travers les plateaux de télévision, les radios, l’ensemble des médias et à travers également des conférences avec des pédagogues.
Benghabrit veut convaincre de la nécessité de ce réaménagement et si ce n’est pas le cas, elle dit être prête à lancer une consultation d’ensemble. Au cours de cette année également, la première responsable du secteur se lance le défi de professionnaliser les pratiques d’enseignement et de gestion et faire de l’école un établissement au service des apprentissages des élèves. Pour ce faire, Benghabrit et son équipe ont tracé un large programme de formation et de formation continue au profit de l’ensemble des enseignants.
La ministre a lancé par ailleurs un large programme de formation au profit des directeurs des établissements. «Le directeur d’un établissement doit être un manager dorénavant», a indiqué Benghabrit qui lance la concurrence entre les établissements scolaires avec la mise en place de la classification des établissements à compter de cette année.
La ministre de l’Education, qui a adressé un message, mardi soir, à l’occasion de la rentrée scolaire, a indiqué que l’objectif de cette année est d’arriver à une école de qualité. Cette année est placée d’ailleurs sous le signe de «la formation par excellence». Le programme de formation qui s’inscrit dans le cadre du plan national de formation touchera toutes les catégories, outre les enseignants et les inspecteurs. L’objectif, dit la ministre de l’Education, est d’atteindre «les plus hautes normes de qualité dans l'éducation et l'enseignement». Ce qui nécessite un haut niveau de professionnalisme dans les pratiques d'enseignement et de gestion.
La dynamique sur laquelle repose le secteur de l'éducation nationale cette année scolaire, rappelle la ministre de l’Education, consiste en la mise en œuvre des trois objectifs définis lors des deux conférences nationales d'évaluation et de soutien à la réforme de l'école, organisées en juillet 2014 et 2015. Il s'agit de la refonte pédagogique, l'amélioration de la gouvernance de l'école et le renforcement de la place et de l'importance de la formation.
Le secteur de l’éducation, a déjà déclaré la ministre, s'engage à l'amélioration du niveau des élèves, notamment au cycle primaire qui constitue le fondement de l'opération éducative. D’ailleurs, Benghabrit estime qu’il «n’y a pas d’enfants à échecs mais il y a des écoles en échec». Selon elle, l’enseignant doit identifier les zones de compétences de chaque élève car «on rentre à l’école pour réussir et il y a plusieurs types de réussite».
S. A.