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AUX CRIS DE «SYSTÈME DÉGAGE»

Les gardes communaux manifestent à Bouira

Les citoyens, du moins ceux qui sont sortis dès le premier jour pour crier haut et fort leur ras-le-bol et leur colère, continuent d’occuper la rue et d’exprimer pacifiquement leurs revendications dont la principale reste le départ inconditionnel du système et tous ceux qui le symbolisent.
Ils sortent également pour dénoncer les tentatives de récupération en rappelant à chaque occasion leur refus de se faire représenter par des gens parachutés ou désignés dans les salons. 
Ainsi, et après la disqualification de toutes ces tentatives par des millions d’Algériens sortis le vendredi dernier, hier, ce fut au tour des gardes communaux de sortir dans la rue pour exprimer leur adhésion au mouvement populaire mais également dénoncer tous ceux parmi les gardes communaux qui seraient tentés par les offres du pouvoir à les représenter. 
Cela a été clairement exprimé par les centaines de gardes communaux qui ont écrit en arabe sur une grande banderole ce qui pouvait être traduit comme « La Garde communale n’a délégué personne pour parler en son nom » ou encore «  Non au faux représentants », « Système dégage ! », « Garde communale, ANP, police, gendarmerie, peuple, khaoua, khaoua, khaoua (tous frères) » ; alors que des cris de «  Pouvoir assassin » et autres «  Djazaïr horra dimocratia », «  Libérez l’Algérie », « FLN berra », Klitou leblad yassarraqin » fusaient tout au long de la marche qui s’est ébranlée du siège de la Wilaya avant de prendre le boulevard Krim-Belkacem jusqu’au pont Sayah puis retour du côté de la cité Ouest puis la quartier Harkat ensuite l’esplanade de la Maison de la Culture Ali-Zaâmoum où une minute de silence a été observée à la mémoire des martyrs de la Révolution et ceux de la Garde communale et de tous les éléments des différents corps de sécurité de l’ANP, de la police et de la gendarmerie, des GLD et des Patriotes, tombés au champ d’honneur dans le cadre de la lutte antiterroriste, ou lâchement assassinés lors de leurs permissions chez eux ou dans de faux barrages. 
Y. Y.