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«Fuite» du sujet d’arabe sur les réseaux sociaux Les partenaires sociaux s’insurgent

Publié par Massiva Zehraoui
le 17.06.2021 , 11h00
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©PPAgency

Le déroulement de l’examen du brevet d’enseignement moyen (BEM), dont les épreuves ont été entamées mardi, n’aura finalement pas été exempt d’incidents. Le sujet de langue arabe a été diffusé sur les réseaux sociaux quelques minutes après avoir été distribué aux élèves. Les partenaires sociaux sont instantanément montés au créneau après avoir eu vent de cette fuite. Ils appellent les représentants du secteur à agir en conséquence.
Massiva Zehraoui - Alger (Le Soir) - Les membres de l’Association des parents d’élèves ont décidé de réagir contre le phénomène des fuites des sujets lors des examens. Interloqués, ils ne comprennent pas pourquoi ce scénario se répète chaque année lors d’examens nationaux. «Le ministre de l’éducation nationale a pourtant assuré avoir pris toutes les dispositions susceptibles d’éviter que ce genre d’incidents n’arrive», a regretté Karima, l’une des adhérentes de cette association. Celle-ci dénonce au nom des parents d’élèves, l’impunité dont jouissent les auteurs de ces actes, en dépit du mal qu’ils causent au secteur. «C’est toujours la même chanson», relève-t-elle.
Il est évident, d’après elle, que «les encadreurs de ces centres d’examen sont à l’origine de ces fuites. Pourquoi ne sont-ils jamais sanctionnés ?»
L’Association des parents d’élèves exige aujourd’hui, «la qualification du crime d’abus de confiance». Pourquoi les candidats qui trichent dans les examens sont punis sévèrement, alors que des personnes censées être des pédagogues n’hésitent pas à compromettre le déroulement d’un examen décisif ? s’interroge Karima.
Se mettant sur la même ligne, plusieurs syndicalistes de l’éducation reprochent le laxisme des autorités vis-à-vis de ces actes qu’ils jugent «irresponsables» de la part du personnel de l’éducation.
Pour le président du Syndicat autonome des travailleurs de l’éducation et de la formation (Satef), Boualem Amoura, toute la problématique se pose à ce niveau. «L’impunité encourage ce genre d’individus à agir de la sorte, vu que de toute manière, ils ne vont jamais être sanctionnés», soutient-il.
Boualem Amoura rappelle qu’il n’y a pas si longtemps, des inspecteurs de l’éducation ont conçu un sujet de français qui regorge d’erreurs et pas des moindres. «Ont-ils répondu de leurs actes pour autant ? Non !», appuie-t-il.
Le syndicaliste explique que souvent, lorsqu’un incident de ce type arrive, «les responsables se couvrent entre eux, en minimisant la gravité de ces actes pour la crédibilité de l’école algérienne». Tant que les responsables de l’éducation continueront de suivre cette logique, le phénomène de la fuite des sujets prendra sur le long terme, «une forme plus grave».
Il faut rappeler que la fuite des sujets d’examen n’est pas un fait nouveau. En 2016, la session du baccalauréat a été entachée par cette bévue de taille, dont l’impact s’est révélé préjudiciable par la suite.
Nombre de pédagogues et de syndicats avaient alors tiré la sonnette d’alarme et appelé à la mise en place d’un dispositif drastique afin que ce genre de dérives n’arrive plus à l’avenir. Quelques années plus tard, le spectre de la fuite des sujets plane à chaque veille des examens nationaux.
«Le laisser-aller des représentants de l’éducation nationale démontre qu’il n’y a pas de volonté réelle de combattre ce fléau», s’insurge un autre syndicaliste de l’éducation. Si des enquêtes sérieuses étaient menées jusqu’au bout, ceux qui sont à l’origine de ces fuites seront sanctionnés et érigés en exemple.
Messaoud Boudiba, président du Cnapeste, a, quant à lui, tenu à dédouaner l’élève et l’enseignant dans cette fuite qui est intervenue mardi lors de l’épreuve d’arabe.
Bien que la fuite du sujet d’arabe pendant l’examen du BEM n’ait quasiment pas eu d’impact direct sur le déroulement de l’épreuve, les parents d’élèves refusent de se taire et exigent que les auteurs qui ne sont autres que des personnes qui travaillent dans ces centres d’examen «soient identifiés et rendent des comptes».
M. Z.

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