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Renouveau économique global et intégral Les questions qui interpellent

Publié par Brahim Taouchichet
le 20.06.2019 , 11h00
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C’est sous ce thème d’actualité qu’a été organisée une conférence de presse récemment.
Peu de présents mais l’atmosphère conviviale a été propice à un échange sur des questions aussi sensibles car elles interpellent quant au devenir du pays d’autant que le contexte particulier et populaire du 22 février qui en est à son 17ème vendredi impose une réflexion approfondie. Cette rencontre d’initiés, faut-il le noter, a été le fait de l’agence Carrefour international d’industrie scientifique et technologique (C.I.I.S.T) dont le manager est Mustapha Rahmani, expert en marketing. Parmi les invités, outre l’économiste Mustapha Mekidèche était aussi présent Farid Benyahia, spécialiste dans les technologies avancées et développées.
C’est d’ailleurs ce dernier qui introduira la conférence par la défense d’un nouveau modèle économique de l’Algérie moderne avec une équipe jeune dynamique et engagée pour les 30 années à venir (2019-2049). Ce dernier point est en somme l’une des 10 recommandations à l’intention des dirigeants qui auront à prendre en main les destinées du pays. Il est vrai aussi que d’autres «think tank» adoptent comme feuille de route les mêmes sujets d’ordre économique, les experts étant mis à contribution.
Parmi les dix commandements mis en avant par le CIIST, il est question de la création de 1.000.000 d’entreprises innovantes dans les secteurs sensibles à plus-value réelle basées sur la recherche et l’invention industrielle dans les domaines spatial, naval, le solaire et l’éolien. Pour ce faire, il faut « imposer l’équipe dirigeante dans la conférence nationale de renouveau économique global dans les présidentielles et barrer le chemin à l’incompétence, l’archaïsme et le passe-droit ». Ce n’est pas tout car il faudra aussi imposer les compétences nationales et expertises algériennes ». Les animateurs de la conférence sur le renouveau économique global et intégral préconisent de «revoir tous les traités économiques et financiers avec la CEE, l’OMC et les institutions financières mondiales pour un partenariat équitable gagnant-gagnant». D’autres points des dix recommandations ont ainsi été mis en exergue par la conférence nationale tenue à Staouéli, à l’ouest d’Alger.
Durant quatre jours, en novembre prochain, au Palais de la culture Moufdi Zakaria, une rencontre débattera sur «l’entreprise innovante et la diversification économique». La rencontre de ce lundi anticipe d’ores et déjà le sujet. Ainsi, dans son intervention Mustapha Mekidèche, insiste sur toute l’importance à accorder une attention particulière à ces activités du 21e siècle porteuses de valeurs ajoutées. Mustapha Rahmani, dans son exposé, se désolera d’ailleurs disant qu’en haut lieu «on ne nous écoute pas », preuve en est nos propositions sont restées sans échos. Mais le slogan du CIIST ne dit-il pas : «C’est quand on a tout essayé qu’on n’a pas le droit d’abandonner !» Cadres et experts des différentes disciplines, syndicats, patronat, étudiants, directeurs, chercheurs et inventeurs de tout le pays doivent être partie prenante engagée et active pour la mise en place du nouveau modèle économique de l’Algérie moderne par un changement profond et global, est-il souligné. Il faudra alors un divorce total d’avec les programmes et démarches sclérosés qui appartiennent au passé et instaurer des solutions nouvelles au profit de millions de jeunes et de nos cadres sortis dans la rue exprimer leur refus catégorique des visages du système. Un appel est lancé en direction des compétences nationales sans exclusion, de la diaspora à l’étranger (Europe, Amériques, Asie) dont on attend beaucoup pour la feuille de route qui sera élaborée.
A cet effet, il est question de la création d’une commission nationale d’élaboration du nouveau modèle économique. Pour Mustapha Mekidèche, le constat n’est pas reluisant car durant ces deux dernières années, on a assisté à une croissance molle malgré le réservoir d’une population jeune et instruite. «Nous n’avons pas réussi à rejoindre les pays émergeants en dépit du fait que nous disposons des atouts pour cela ». Tout en mettant en garde contre la proximité de l’argent et de la politique, l’intervenant estime qu’il y a plusieurs défis à relever : il est technologique avec la situation qu’induira l’après-pétrole, la transition démographique, le défi énergétique qui sans zapper les énergies renouvelables ne doit pas nous pousser à ignorer toute la richesse du gaz de schiste et l’intérêt pour l’Algérie à l’exploiter tout en mettant à profit les nouvelles technologies pour son exploitation efficiente, voir sans dommages. Le projet « Desertec» ? Peu rentable ce qui justifie son abandon, affirme l’orateur.
L’autre défi est d’ordre financier compte tenu de l’érosion des réserves de change. 1500 milliards de dollars auraient été dépensés en 20 ans, selon des intervenants. Dans une analyse sans complaisance, Farid Benyahia, également économiste remarque que « nos entreprises ne fonctionnent pas avec la compétitivité par l’innovation basée sur l’excellence à l’instar des pays d’Europe et d’Asie.
Il nous faut parvenir à mettre sur pied un modèle économique qui tire son effectivité et sa fiabilité dans la philosophie propre au pays. Bien sûr la corruption si elle n’est pas éradiquée réduira à néant tout effort de renouveau. « Nous sommes dans une spirale », dit-il ajoutant qu’il nous faut un président élu et de vrais représentants du peuple dans toutes les institutions de l’Etat.
L’intérêt de cette conférence sur « le renouveau économique global et intégral » aura eu le mérite de rappeler les priorités dans cette étape cruciale du pays rendues encore plus vives par les échanges passionnés voir passionnants qui laissent ouverte la réflexion à quelque niveau qu’il soit.
Brahim T.

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