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CHARGÉ DE PROMOUVOIR LES DERNIÈRES DÉCISIONS DE BOUTEFLIKA L’exercice périlleux de Lamamra

Publié par Abla Chérif
le 14.03.2019 , 11h00
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Abdelaziz Bouteflika tient à l’organisation de sa conférence nationale et Ramtane Lamamra a été chargé de la défendre et d’en expliquer les principes hier lors d’une émission consacrée au sujet sur les ondes de la Chaîne 3.
Abla Chérif - Alger (Le Soir) - Le vice-Premier ministre chargé des Affaires étrangères a eu fort à faire hier. Quelques heures seulement après la passation de consignes avec Abdelkader Messahel, désormais ex-MAE, il s’est donc dirigé vers les studios de la Chaîne 3 où l’attendaient des journalistes du secteur public pour en savoir davantage sur la conférence nationale proposée par deux fois par Bouteflika.
Lamamra tente de convaincre comme il le peut usant d’éléments de réponse, sans réponses effectives. L’exercice est périlleux, car il se doit d’abord de persuader les médias qui l’interrogent de la légitimité du report de l’élection présidentielle et de l’adéquation de la période qui s’étalera du 28 avril (fin de mission de Bouteflika) avec les textes en vigueur dans le pays.
En termes diplomatiques, il présente la situation comme étant une conséquence des évènements en cours, une «réponse aux appels pressants de grandes franges de la société exprimés durant les marches populaires». Il rappelle le geste de Zeroual qui avait décidé de «raccourcir son mandat pour des raisons d’intérêt national» et les voix qui se sont élevées à ce moment pour dire que ce n’était pas constitutionnel. Il évoque ensuite la situation sécuritaire prévalant dans la région.
«Le Président, dit-il, a reçu le message de ses compatriotes et a proposé des réformes susceptibles de constituer une solution consensuelle, une réponse aux attentes puisque (ces réformes de nature constitutionnelle) permettront de modifier la loi électorale pour des élections rénovées». Il poursuit : «Le Président a décidé de ne pas organiser l’élection du 18 avril mais d’avancer la conférence nationale pour discuter de l’avenir de la Nation.» Lamamra évoque la mise en place d’une deuxième République, et d’un nouveau système différent «de celui qui a marqué la vie algérienne depuis son indépendance», mais «le Président ne propose pas de faire lui-même ces réformes, il a eu le privilège d’assurer quatre mandats durant lesquels il a mis en application plusieurs phases successives».
Le diplomate cite entre autres «el izza oual karama et la concorde civile». A présent, poursuit-il, «il a décidé de donner la parole au peuple, faisons-le ensemble dans le cadre d’une conférence nationale (…) le gouvernement ne sera qu’un facilitateur, pas un acteur». Qui y prendra part ? «Le Président veut que la conférence nationale représente équitablement les différentes composantes de la société algérienne», poursuit-il. Il annonce qu’un travail de consultation est déjà en cours mais qu’aucune tractation avec l’opposition n’a été entamée. «Je suis tenté de dire que c’est une réponse du président de la République à ceux qui ont demandé une Constituante», indique-t-il.
Des questions en relation avec les objectifs de cette conférence nationale reviennent souvent. Réponse : une nouvelle Constitution suivie d’un référendum, «nous n’avons pas été à l’écoute de la société, de la jeunesse, il est temps de le faire, toutes les franges de la société sont appelées à se joindre à cette initiative».
A l’heure où se déroule l’émission, des partis d’opposition appellent à une conférence nationale du front de refus des propositions du président de la République. Des manifestations contre le prolongement du mandat de Bouteflika se déroulent un peu partout à travers le pays. Une journaliste le lui fait remarquer et demande ce que peut être prévu en cas de refus populaire. Ramtane Lamamra : «En cas de refus, et je préfère ne pas entrevoir le pire, nous ferons tout pour continuer à convaincre, nous refusons de penser qu’une telle grande idée ne sera pas prise en charge par la Nation.»
Critiqué pour avoir livré sa première interview à un média étranger au moment où les Algériens attendent des réponses, il tente enfin d’expliquer que RFI (Radio France Internationale «est le média par excellence pour communiquer avec l’Afrique, beaucoup de personnalités algériennes et africaines m’ont appelé après cette interview».
A. C.

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