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Benflis : «Ma candidature est un cri d’alarme»

Publié par Mohamed Kebci
le 11.11.2019 , 11h00
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S’il défend sa candidature par sa conviction tenace et profonde de porter secours au pays qui est «entré dans la zone de tous les dangers qui sont là et pas seulement imminents ou se rapprochent», estimant que devant pareille situation, «il n’y avait place pour l’hésitation ou la dérobade», qualifiant sa candidature de «véritable signal d’alarme»,  Ali Benflis partage, néanmoins, avec les pourfendeurs du scrutin présidentiel du 12 décembre prochain, la «crainte et la peur que le système ne se reproduise».
M. Kebci - Alger (Le Soir) - Le président du parti des Avant-gardes des libertés qui officialisait, hier dimanche, sa candidature à l’élection présidentielle du 12 décembre prochain, en présentant  les grandes lignes de son programme électoral,  dit partager la «peur et la crainte de la révolution démocratique et pacifique» enclenchée dans le pays le 22 février dernier, que le système en place fasse de la toute prochaine élection présidentielle «le prolongement du 5e mandat» que ce même mouvement populaire a fait avorter. 
Un scrutin présidentiel qu’il considère en tous points de vue comme étant la «dernière chance avant le saut vers l’inconnu, n’ayant pas le droit ni à l’échec, ni à l’erreur». 
Et pour peu qu’elle se tienne dans des conditions raisonnables et acceptables, il dit que «rien ne la disqualifie comme voie de sauvetage de l’Etat national et de sa transformation en Etat de droit conformément aux demandes et aux aspirations justes et légitimes de la révolution démocratique et pacifique en marche dans notre pays». 
Pour lui, ce scrutin permettra la libre expression du peuple souverain, offrira au pays la voie de sortie de crise la moins longue, la moins périlleuse et la moins coûteuse tout en accélérant l’ouverture de tous les chantiers de la rupture et du changement voulus par le peuple algérien.
Et parce qu’il y a, selon lui, une «situation d’urgence politique, économique et sociale», allant jusqu’à qualifier la situation de «véritable catastrophe politique, économique et sociale», Benflis propose un «programme d’urgence nationale» qui charrie une «transition globale, ayant pour but la modernisation politique, économique et sociale de la nation». Un programme qui, ressasse-t-il, s’inscrit en droite ligne des revendications justes et légitimes de la révolution démocratique et pacifique dans lesquelles il dit «se reconnaître tel qu’il est car incarnant, à ses yeux, le «combat de toute une vie». Et de proposer, entre autres initiatives, objectant une voie possible de sortie de crise, un «mandat présidentiel de transition» à même de consacrer, explique-t-il, la «revendication du changement radical et global». 
Un mandat de transition qui suppose, explique encore Benflis, un ensemble «d’engagements francs et nets dont il est possible de dire, à chaque étape, s’ils ont été tenus ou reniés», estimant que toutes les autres options ressemblent peu ou prou à la bouteille que l’on jette à la mer sans se soucier de sa destination et sans se préoccuper du temps qu’elle mettra à y parvenir». 
Une manière pour l’ancien chef de gouvernement de doter la transition démocratique tant réclamée par de larges pans de la classe politique et de la société civile d’idées fondatrices dont la remise de la République à la citoyenneté et à la souveraineté du peuple, l’Etat de droit que tous les régimes politiques doivent servir et non en faire usage, à leurs seules fins de pouvoir, les institutions de la république qui doivent être l’émanation d’une volonté populaire authentique et dont la représentativité et la légitimité doivent être sans tache, la Constitution de la République à réécrire dans un sens plus équilibré de la distribution des pouvoirs de manière à conjurer pour toujours le fléau de la personnalisation du pouvoir et des tentations totalitaires et, enfin, la société de femmes et d’hommes libres maîtres de leur destinée».
Et ces idées fondatrices supposent la re-légitimation de l’institution législative qui sera investie également d’un pouvoir constituant, la révision de la loi sur les partis politiques, de la loi portant régime électoral et du dispositif de préparation, d’organisation et de contrôle des élections législatives de manière à, entre autres, dissuader l’immixtion de l’affairisme dans la politique ainsi que sa prise en otage par l’argent douteux dont on mesure, aujourd’hui, tous les ravages qu’il a causés à l’intérieur comme à l’extérieur des institutions et des administrations du pays»,…  
M. K.

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