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IL A ÉTÉ CONVOQUÉ COMME TÉMOIN PAR LE TRIBUNAL MILITAIRE Nezzar entendu par le juge

Publié par Abla Chérif
le 15.05.2019 , 11h00
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Photo : Samir Sid

L'ancien ministre de la Défense, Khaled Nezzar, a été entendu hier par le juge d'instruction du tribunal de Blida dans l'affaire de Saïd Bouteflika et des généraux Toufik et Tartag.
Abla Chérif - Alger (Le Soir) - Les éléments disponibles hier laissaient entendre que l'audition était basée sur les récentes révélations du général à la retraite. Ces éléments, largement relayés par des chaînes de télévision privées, font savoir que le témoignage du concerné a porté sur plusieurs points : «La tentative de renversement du chef d'état-major», l'intention de Saïd Bouteflika d'instaurer l'état d'urgence ainsi que la nature des contacts qui ont eu lieu entre les deux hommes. Khaled Nezzar est le second témoin, connu du moins, interrogé dans le cadre de l'affaire du «complot contre la Nation» et «atteinte à l'autorité militaire».
Jeudi passé, la secrétaire générale du Parti des travailleurs avait été, elle aussi, entendue, en qualité de témoin, par le magistrat instructeur du tribunal de Blida qui a cependant décidé de l'inculper pour les mêmes charges et ordonné de ce fait sa mise sous mandat de dépôt. Il en a été autre pour l'ancien ministre de la Défense, celui-ci a été relâché après avoir été entendu près de deux heures au sujet des révélations extrêmement sensibles apportées dans une contribution publiée sur le site électronique Algérie Patriotique. Ces déclarations ont été considérées comme étant en quelque sorte le coup de grâce porté à Saïd Bouteflika, encore en liberté à ce moment, mais dont l'arrestation et le jugement étaient fortement réclamés par la rue qui gronde depuis le 22 février dernier. Ce dernier a été également à maintes reprises désigné par le chef d'état-major comme étant la tête pensante de la bande (issaba) accusée de conspirer contre la Nation et l'autorité militaire qui, elle, est au-devant de la scène depuis le déclenchement des événements dans le pays.
Le texte publié par Khaled Nezzar présentait le frère du Président comme étant prêt à tout pour garder le pouvoir et qu'il avait multiplié les tentatives de contrecarrer la révolution qui s'était déclenchée et torpiller en même temps le processus mis en place par Gaïd Salah pour accélérer la démission de Abdelaziz Bouteflika. Refusant, dans un premier temps, toute idée de démission, le frère conseiller projetait, toujours selon Nezzar, d'instaurer l'état d'urgence ou l'état de siège dans le cas où la rue refusait une nouvelle fois l'option d'une conférence nationale et d'une période de transition de six mois durant laquelle le Président resterait en poste. «A cet instant, je me suis rendu compte qu'il se comportait comme le seul décideur et que le Président en titre était complètement écarté.» Les révélations nous apprenaient également que le frère du Président inquiet et «craignant d'être arrêté» projetait de renverser Gaïd Salah qui s'était mis à accentuer la pression pour que soit appliqué, sans tarder, l'article 102. Khaled Nezzar affirmait avoir été contacté à deux reprises par Saïd Bouteflika et que ce dernier était à la recherche de conseils sur la démarche à suivre face aux événements qui se précipitaient. Six jours plus tard, le 4 mai, Saïd Bouteflika était interpellé par les services de sécurité qui avaient procédé, quelques heures plus tôt, à l'arrestation des généraux Toufik et Tartag. Le lendemain, ils ont été conduits au tribunal militaire de Blida où le juge d'instruction a ordonné leur incarcération. La chambre d'accusation procédera à l'étude de la demande d'appel introduite par la défense le 20 mai prochain.
A. C.

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