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Bouira

Ni dialogue, ni élection avec la bande

Encore une fois, ils étaient là, au rendez-vous avec les mêmes mots d’ordre, la même détermination quant à leur engagement jusqu’à l’aboutissement de leur principale revendication : le départ du système et tous ceux qui le symbolisent.
Hier vendredi à Bouira, actualité oblige, des milliers de marcheurs ont, longuement et tout au long de leur parcours hebdomadaire, et malgré la chaleur insupportable qui sévissait dans la ville avec de 45 °C, répondu en chœur à la dernière sortie du général de corps d’armée, Ahmed Gaïd Salah, avec des slogans proclamant le peuple «Président» !
Un slogan entonné comme une réponse à ceux qui ne cessent de faire croire qu’il y a urgence et péril en la demeure au cas où une élection présidentielle n’est pas organisée dans les plus brefs délais.
Et encore une fois, les millions de manifestants n’ont pas oublié les détenus du mouvement, ainsi que le moudjahid Lakhdar Bouregaâ, en réclamant leur libération.
Notons également que comme tous les vendredis et contrairement à la capitale où le drapeau amazigh est considéré comme un délit pour lequel des manifestants sont arrêtés et envoyés en prison sans aucune forme de procès, ici à Bouira, des centaines de manifestants le brandissent librement et toujours avec une fierté jamais remise en cause.
Y. Y.