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TAYEB BOUZID À PARTIR D’ORAN : «Nos universités ont besoin de calme»

Publié par Amel Bentolba
le 15.10.2019 , 11h00
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Pour le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, il n’y a pas eu d’empressement à exiger davantage l’utilisation de l’anglais dans les universités algériennes. « Nous avons seulement dit qu’il fallait donner plus de visibilité à cette langue», a déclaré, hier à Oran, M. Tayeb Bouzid en procédant au lancement de l’année universitaire 2019-2020.
La cérémonie de l’inauguration de la Faculté de médecine a eu lieu en présence des ministres de la Formation et de l’Enseignement professionnels et celui du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, et ce, au niveau de l’université d’Oran 1 Ahmed-Ben-Bella. L’occasion pour le ministre de rappeler que le monde change et les technologies évoluent d’où la nécessité pour l’Algérie de s’adapter. Une adaptation qui passe aussi par l’enseignement en anglais dans les universités algériennes.
Cette mesure ne constitue pas pour le ministre une décision prise sans études préalables et n’est aucunement prise à la hâte. «Nous avons une langue universelle, celle de la technologie, des sciences, de la culture… qui n’est autre que l’anglais, une langue reconnue mondialement».
Tout en reconnaissant que l’Etat ne dispose pas encore de tous les moyens pour appliquer l’enseignement en anglais de manière globale, mais, tient-il à préciser, «nous avons dit améliorer l’utilisation de la langue anglaise par étape. Tout d’abord dans les études de doctorat, puis dans certaines spécialités qui s’étudient en anglais à l’exemple des hydrocarbures, le commerce international, l’économie, les sciences politiques. Nous sommes obligés d’aller vers cela».
Parmi les ajustements et réformes à apporter dans le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le ministre citera les sciences sociales et humaines afin de mettre en place, dit-il, des moyens de communiquer à même d’éviter des conflits dans une période qui revêt un caractère tendu. «Comment analyser les situations politiques et sociales ? Parfois nous n’y parvenons pas car nous ne débattons pas avec des spécialistes tels que des philosophes, des sociologues ou encore des psychologues ».
Abordant la question des réformes que l’on doit apporter au système universitaire, le ministre évoque la gestion. Pour lui, les caractéristiques du gestionnaire d’université ne devraient pas se contenter d’être conventionnelles. «Aujourd’hui il faut que ces gestionnaires maîtrisent les langues, les technologies…».
Une bonne gestion qui vient d’être étoffée par l’installation, hier, du Conseil national d’éthique de la fonction d’universitaire, présidé par le professeur Ghourani. L’éthique aura une place importante et consistera en une plus haute instance, dira le ministre, qui précise que cela permettra d’améliorer les relations entre enseignants, entre responsables et enseignants et étudiants. Il nous faut le calme dans nos universités, dira le ministre de l’Enseignement supérieur, rejetant le fait de devoir toujours sévir. «Il faut créer une atmosphère de respect, de calme et de communication, il faut maîtriser ses nerfs».
Concernant l’amélioration des services des œuvres universitaire, notamment la restauration et le transport, le ministre affirme que ce dossier sous tous ses contours, est à l’étude. «Nous avons réalisé des enquêtes économiques de terrain sur tous les déséquilibres autour de ce dossier».
Affirmant que son ministère présentera la révision de ce projet au plus tôt afin de prendre en charge au mieux l’étudiant de manière directe ou indirecte. «Est-il concevable qu’un ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique se retrouve à assurer le transport ? Ceci ne fait pas partie des tâches du ministère. Toutes ces questions seront étudiées rapidement et seront soumises au gouvernement». À une question concernant les agissements de certaines organisations estudiantines qui avaient bloqué l’accès à l’université en fermant les portes, le ministre dira que son département applique la loi. «Nous n’avons pas peur du partenaire social. Concernant certaines organisations qui ont des attitudes peu conventionnelles envers l’université, nous allons combattre ces agissements. J’appelle aussi les directeurs d’instituts et d’universités à communiquer avec les étudiants, sans les marginaliser, car ce sont ces attitudes qui créent des relations tendues et des conflits au sein de l’université.»
Le ministre rappelle que l’Etat met au profit des étudiants des sommes importantes pour assurer leurs études, «fermer l’université pour protester, je qualifie cet acte de violence que mon ministère combattra de toutes ses forces et avec la loi. Les autorités de l’Etat vont s’entraider pour que cela cesse, mais je dois également reconnaître que parfois nous avons des responsables qui n’enclenchent pas le débat avec les étudiants, ni même avec les enseignants. Les responsables doivent être à la hauteur afin que la communication soit maintenue, ils doivent assumer leur rôle».
A. B.

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