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TEBBOUNE A SES DIRECTEURS DE WILAYA : «Nous rejetons la transition par peur pour l’Algérie»

Publié par Rym Nasri
le 17.11.2019 , 11h00
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A la veille du lancement officiel de la campagne électorale pour la présidentielle du 12 décembre prochain, Abdelmadjid Tebboune se montre confiant mais prudent. Il estime que cette élection est un «sacrifice» afin, justement, de sauver l’Algérie de ce qui se trame autour d’elle. Pour que les choses se fassent dans la sérénité, il a appelé ses partisans à faire preuve de sagesse et de ne pas répondre aux provocations.
Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Le candidat indépendant à la prochaine élection  présidentielle, Abdelmadjid Tebboune, a jugé utile de mettre en garde ses partisans contre les «provocations de certains». Affirmant son opposition à toute violence, il les a incités à faire preuve de sagesse, de calme, de sérénité et de discipline et de ne pas répondre aux provocations.  
«Il faut faire parvenir le message d’espoir aux citoyens, jeunes et vieux, femmes et hommes. Ce message doit être un message d’amour de la patrie et de défense des principes des martyrs. Le peuple a de l’espoir et il ne faut pas le décevoir !», estime-t-il.
Tebboune, qui reconnaît que la situation que traverse actuellement l’Algérie est très «critique», précise que le but est justement de sauver le pays. «Aujourd’hui, l’Algérie passe par une période très, très, très difficile et les ennemis qui guettent le pays sont nombreux. Il faut sauver l’Algérie de ce qui se trame autour d’elle», disait-il hier samedi, à l’ouverture de la réunion des directeurs de wilaya de sa campagne électorale, tenue à l’hôtel El-Riadh, à Alger.
Pour lui, cette élection est un «sacrifice». «Ce n’est point une ambition du pouvoir ou une ambition pour gouverner», précise-t-il.   
L’intervenant a mis en exergue le travail effectué par l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie) qui, selon lui, a permis à l’Algérie d’entrer dans une nouvelle ère. «Aujourd’hui, nous sommes en train de nous initier à une nouvelle démocratie. Personnellement, j’ai refusé qu’il y ait des posters géants et tous autres fanfares et tambours. Nous sommes là pour concrétiser les rêves des citoyens, particulièrement ceux issus de la classe démunie, des gens marginalisés, des laissés-pour-compte, des victimes de l’injustice, et de tous ceux qui ont rêvé d’un pays comme l’ont rêvé nos glorieux martyrs», souligne-t-il.
Il cite ainsi l’exemple des retraités qui perçoivent une pension de 8 000 dinars et celui des travailleurs dont le salaire ne dépasse pas le SNMG. «Que va faire un retraité avec 8 000 dinars ? C’est inconcevable ! Et les gens dont les salaires sont parmi les plus bas, que peuvent-ils, eux aussi, faire avec 18 000 dinars face à la hausse des prix ? », s’indigne-t-il, avant d’insister sur la nécessité d’une prise en charge de ces citoyens. «La classe démunie doit rester sous la protection de l’Etat», dit-il encore.
Abordant son programme, il dira que «ce ne sont pas des promesses électorales mais des engagements à concrétiser au fil du temps». Il dénonce, toutefois, les lobbys qui sévissent dans certains secteurs d’activité, notamment ceux du médicament et du matériel médical. «Que l’ère des lobbies des blocs qui causent une hémorragie à l’économie du pays cesse !», lance-t-il.
Quant aux partisans d’une période de transition, Abdelmadjid Tebboune rejette en bloc cette option. «Nous ne voulons pas de cette période par peur pour l’Algérie. Nous savons tous comment elle commence mais nous ne savons jamais comment elle se termine. Elle est souvent pleine de dérapages que nous ne pouvons pas maîtriser», explique-t-il.
Pour lui, l’élection est une démarche démocratique qui permet au peuple de faire son choix grâce au vote, alors que la période de transition est «le début d’une dictature car il y a désignation d’une personne pour gérer», conclut-il.
Ry. N. 

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