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L’ambassadeur Sahraoui invité au forum Echaab : «Plus que jamais déterminés»

Publié par Nedjma Merabet
le 08.11.2018 , 11h00
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Le Maroc, tout en prétendant s’inscrire dans le référentiel onusien, agit dans le sens de l’application de son propre référentiel, qui est celui de l’autonomie des territoires sahraouis, dans le cadre de la stabilité territoriale marocaine. Or, il ne respecte absolument pas les textes internationaux qui imposent un référendum d’autodétermination du peuple sahraoui. 
Nedjma Merabet - Alger (Le Soir) - C’est la substance de l’intervention de l’ambassadeur sahraoui, hier, au forum Echaab. Au niveau de l’Union africaine, les mêmes manœuvres sont utilisées. Après une réintégration néfaste, la monarchie alaouite, qui prétend vouloir la construction d’une union africaine plus forte, n’en respecte pour autant les textes ou fondements, à savoir les frontières héritées du colonialisme. De plus, concernant l’Union du Maghreb, l’ambassadeur de la RASD considère que le problème central demeure les positions marocaines, qui n’en respectent pas les référentiels communs. Le responsable sahraoui rappelle que son pays demande l’application des résolutions de l’ONU. 
A ce propos, M. Taleb Amar met en exergue le changement manifeste d’attitude de l’ONU, qui impose un délai de 6 mois à présent (au lieu d’un an habituel), pour imposer au Maroc d’accepter les négociations, et a instauré un mécanisme de suivi de l’application de ses directives, de plus, l’instance internationale, en renouvelant le mandat de la Minurso, en a élargi également les prérogatives. Le Maroc utilise d’autres référentiels et d’autres cadres pour pouvoir contourner le droit international. 
Tout comme le fait d’ailleurs la Commission commerce international du Parlement européen qui ne s’accorde aux positions de la Cour européenne des droits de l’Homme, ni à celle de la Cour de justice européenne. Les secondes ont statué en faveur de la légitimité internationale qui  insiste sur la distinction tangible entre territoires marocains et territoires sahraouis, tandis que la commission précitée y applique le traité de libre-échange signé avec le Maroc, et ce, sans consultation aucune du principal concerné, qu’est le peuple sahraoui. 
En l’absence de mandat international, la France et l’Espagne manœuvrent au sein de l’UE pour faire annuler la décision des diverses instances juridiques européennes, du moins pour réintégrer les territoires sahraouis dans ledit traité de libre-échange. A ce propos, le président de la Commission commerce extérieur du Parlement européen a demandé une consultation juridique auprès des institutions européennes, ce qui s’apparente à une tentative d’influence par l’argument économique ; tandis que les décisions des Cours européennes sont émises de plein droit. En parallèle, le responsable sahraoui décrypte une tentative d’instrumentalisation de la question des migrants par la Maroc qui procède à une sorte de chantage où l’Europe est tenue de céder sur la question sahraouie, en échange de quoi le Maroc accepte de jouer le gendarme de l’immigration clandestine. 
Ceci rappelle fortement les paiements de rançons aux groupes terroristes preneurs d’otages.
N. M.

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