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Cardiologie Première réussie au CHU d’Oran

Publié par APS
le 03.09.2018 , 11h00
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Le service de cardiologie du CHU d’Oran a récemment effectué avec succès une première expérience de remplacement valvulaire aortique percutané (TAVI), une alternative à la chirurgie cardiaque pour des patients à haut risque chirurgical, a indiqué à l’APS le chef de ce même service.
Trois patients ont subi une TAVI le 31 août passé, a indiqué le Pr Hadj Mohamed Ali Lahmar, soulignant que cette nouvelle technique a été effectuée pour la première fois avec succès dans la région ouest. Cette technique est encore une nouveauté sur l’ensemble du territoire national, a-t-il précisé.
«L’intervention est pratiquée en cas de sténose aortique, soit le rétrécissement de la valve aortique», explique le même spécialiste ajoutant que lorsque cette valve ne fonctionne pas adéquatement, le cœur n’arrive pas à faire circuler efficacement le sang dans l’organisme.
Il s’agit d’une maladie cardiaque touchant particulièrement des sujets âgés de 70 ans et plus, a-t-il dit, notant que de plus en plus de personnes en sont touchées en raison du vieillissement de la population.
«Avant la TAVI, la chirurgie était la seule option pour réparer ou remplacer une valve» note le Pr Ali Lahmar ajoutant que pour les patients âgés, fragiles ou à risques élevés, la TAVI offre de grands avantages.
Cette technique permet d’éviter une lourde opération chirurgicale au malade, avec l’ouverture de la cage thoracique et l’arrêt du cœur.
L’intervention consiste à introduire un cathéter enfilé sur un fil métallique par l’artère - à partir de la jambe ou de l’aine - pour atteindre le cœur. A l’extrémité du cathéter se trouve un ballon avec une valve affaissée. Lorsque le ballon est gonflé, il élargit la valve et repousse l’accumulation de calcium sur les parois.
«Comparativement à la chirurgie classique, cette intervention est plus sécuritaire et convient mieux à certains patients», explique le Pr Ali Lahmar.
«En évitant l’ouverture du thorax, le rétablissement se fait plus rapidement. Le fait de voir les patients se rétablir de la sorte est extrêmement gratifiant», a-t-il ajouté.
Cette technique hautement avantageuse représente toutefois un inconvénient, soit le coût élevé des valves de remplacement. Les restrictions budgétaires appliquées ces dernières années peuvent entraver le déploiement de cette alternative à la chirurgie, regrette le même responsable.
Le Pr Ali Lahmar rappelle que son service a effectué avec succès d’autres nouvelles techniques similaires, notamment la resynchronisation cardiaque par stimulateur multi-site, indiquée dans le traitement de l’insuffisance cardiaque et l’implantation de défibrillateur indiqué dans la prévention de la mort subite par trouble rythmique. Ces techniques ont été pratiquées avec succès sur trois patients au cours du mois de juillet écoulé, a-t-il rappelé.
(APS)

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