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Nouveau gouvernement Qui succédera à Djerad ?

Publié par Abla Chérif
le 20.06.2021 , 11h00
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La formation d’un nouveau gouvernement devrait intervenir dans quelques semaines, une échéance qui suscite d’ores et déjà de grandes interrogations et qui met surtout en lice les noms des potentiels chefs du prochain exécutif.
La prochaine figure qui occupera la lourde fonction de Premier ministre incarnera l’option politique, la grande ligne directrice en faveur de laquelle a opté le président de la République, d’où l’importance du choix qui sera effectué. La tâche est d’autant plus délicate que Abdelmadjid Tebboune a été maintes fois destinataire de messages clairs remettant en cause la capacité de l’actuel exécutif à mener les missions qui lui ont été assignées et tenter d’avancer dans le processus de reconstruction et assainissement qui s’imposait. 
Le chef de l’Etat a d’ailleurs lui-même fait montre de son mécontentement en qualifiant publiquement, en janvier dernier, le bilan  de son gouvernement de «mitigé», ajoutant qu’il «contient du positif et du négatif». 
A la veille de son départ pour des soins en Allemagne, il avait également salué son actuel Premier ministre avec un froid hochement de tête qui en disait long sur son sentiment. Des rumeurs annonçant un changement possible à la tête avaient suivi sans se concrétiser. Doit-on pour autant attendre une éventuelle reconduction de Djerad ? L’option pourrait exister, elle pourrait en théorie également se concrétiser, mais d’autres noms, des hommes d’une autre dimension sont évoqués avec beaucoup plus d’insistance dans les milieux généralement bien informés. L’un d’eux n’est autre que celui de l’actuel chef de la diplomatie, Sabri Boukadoum, qui a déjà eu à occuper la fonction durant neuf jours suite à la démission de Noureddine Bedoui en 2019. S’il est pris en compte, ce choix s’expliquera alors par la volonté de consolider l’offensive diplomatique à laquelle est attachée l’Algérie et favoriser l’ouverture économique recherchée.  
Le second nom qui circule n’est autre que celui de l’actuel ministre des Finances, Aymen Ben Abderrahmane. Sa nomination, en juin 2020, avait été considérée comme étant un changement important, majeur, dans un contexte économique difficile qui semblait alors avoir contraint le Président Abdelmadjid Tebboune à procéder à un remaniement ministériel partiel qui n’a touché que les finances et l’énergie. L’accession de  Aymen Ben Abderrahmane au Premier ministère impliquerait alors la décision d’aller vers une stratégie économique renforcée à même d’assurer une sérieuse relance.
Le troisième et dernier nom à circuler avec insistance est celui de Abdelaziz Rahabi, ancien diplomate, ex-ministre de la Culture et de l’Information puis porte-parole du gouvernement sous Zeroual.  En 1999, et pour signifier son désaccord avec la politique entreprise par Bouteflika, il annonce sa démission.  Abdelaziz Rahabi occupe désormais une place importante au sein de l’élite intellectuelle qui forme la société civile. Ses prises de position en faveur d’une société moderniste et ses analyses font de lui une personnalité très populaire et consensuelle. Son accession à la tête du prochain gouvernement traduirait une volonté évidente de s’ouvrir sur l’opposition, la société civile dans une conjoncture où le besoin d’un retour au calme et à l’unité se fait le plus ressentir.
Abla Chérif

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