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Maintien de la présidentielle du 4 juillet Soufiane Djilali dénonce l’entêtement du pouvoir

Publié par Karim Aimeur
le 07.05.2019 , 11h00
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Après le discours du chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, dans lequel il a annoncé le maintien de l’agenda électoral conformément à l’article 102 de la Constitution, et au mépris de la volonté populaire, la classe politique est dans le désarroi.
Karim Aimeur - Alger (Le Soir) - Le président de Jil Jadid, Soufiane Djilali, estime que le discours de Bensalah a provoqué une vague de déception chez les citoyens qui se mobilisent par millions contre le système politique.
Les deux derniers vendredis, les Algériens ont exprimé leur rejet catégorique de la présidentielle du 4 juillet avec un slogan qui a été entonné dans toutes les wilayas : «Il n’y aura pas d’élections, espèce de bandes.» «Le pouvoir n’a pas compris une chose : les mêmes causes produisent les mêmes effets», a lancé Soufiane Djilali, hier, au forum du quotidien Le Courrier d’Algérie.
Le conférencier a rappelé l’échec de la conférence de préparation du scrutin du 4 juillet initiée par la présidence de la République il y a quelques jours. «Il a vu que cette conférence a échoué et que les partis l’ont refusé, mais voilà qu’il recommence», s’est-il indigné.
Pourtant, dans l’un de ses derniers discours, le chef de l’état-major de l’ANP avait laissé entendre que l’échéance fixée au 4 juillet n’aura pas lieu. Ahmed Gaïd Salah avait appelé à réunir les conditions de déroulement de l’élection présidentielle dans les meilleurs délais. Une déclaration qui a été interprétée comme un abandon du scrutin qui, s’il est maintenu, aura lieu dans deux mois sans qu’aucune condition soit réunie.
Mais avec le nouveau discours de Bensalah, il semble que le pouvoir tente une nouvelle tentative pour imposer son agenda et son candidat. Ce que le président de Jil Jadid refuse de cautionner.
«Les Algériens ne veulent pas de cette élection avec les mêmes lois, les mêmes walis et les mêmes pratiques. Ils veulent imposer le rendez-vous et un homme parmi eux, mais cela ne va pas régler la crise», a-t-il averti avant de dénoncer l’entêtement du pouvoir.
Pour lui, l’application intégrale de l’article 102 signifie le maintien du système. «C’est un jeu malsain. Pourquoi cet entêtement alors que les magistrats, les élus et le peuple ont rejeté cette élection», a-t-il dénoncé. Le conférencier a expliqué que le régime mis en place par Abdelaziz Bouteflika s’est effondré.
«Par contre, il y a un blocage au niveau de l’institution militaire qui s’accroche à la solution constitutionnelle qui est impossible à réaliser», a-t-il ajouté, rappelant que Gaïd Salah était parmi les partisans du cinquième mandat. Selon le président de Jil Jadid, la responsabilité de l’armée qui a repris le pouvoir dans cette conjoncture délicate est engagée.
«Bensalah n’est qu’un faire-valoir», a-t-il expliqué, affirmant que «tant que le peuple n’a pas obtenu ce qu’il demande, à savoir le départ du système et l’édification d’une nouvelle Algérie, il est légitime qu’il reste dans la rue».
Soufiane Djilali estime, en outre, que le peuple n’a pas besoin de représentants dans le cadre de son mouvement, au risque de le diviser. Il soutient qu’une fois les revendications populaires satisfaites, le peuple se fera représenter dans les institutions de l’Etat qui auront toute la légitimité, à condition qu’elles soient issues d’élections libres et transparentes. Pour la sortie de crise, il s’est dit contre l’Assemblée constituante, plaidant pour une période de transition durant laquelle la loi sur les partis, la loi électorale et une loi sur les médias seront adoptées.
L’élaboration de ces trois lois sera accompagnée par la création d’une instance indépendante d’organisation des élections. Une fois ces conditions réunies, une présidentielle doit être organisée pour donner au peuple un Président légitime.
K. A.

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