Voir Tous
Rubrique
Actualités

Il évoque la difficulté de sa mise en pratique Tebboune exclut l’option du confinement général

Publié par Nawal Imès
le 02.04.2020 , 06h00
12816 lectures

Pas de retour aux écoles et aux universités, ni de confinement général dans l’immédiat. Une prime de risque exceptionnelle sera octroyée au personnel médical. Aucune intention de cacher la vérité aux Algériens quant à la gestion de la crise sanitaire, assure le président de la République.
Nawal Imès - Alger (Le Soir) - Le président de la République s’est exprimé mardi soir à l’occasion d’une rencontre avec quelques journalistes. L’occasion pour Abdelmadjid Tebboune d’évoquer essentiellement la situation née de la propagation du coronavirus. Il fera savoir que le confinement général n’était pas encore à l’ordre du jour. Son instauration est, dit-il, aisée mais les mécanismes pour le faire respecter risquent d’être difficiles à mettre en œuvre. Il dit lui préférer un confinement ciblé qui pourrait toucher certains quartiers, notamment deux dans la capitale qui, dit-il, enregistrent un nombre significatif de cas.
Le confinement de la wilaya de Blida et celui partiel mis en place pour la capitale et neuf autres wilayas sont quant à eux reconduits pour une durée de quinze jours. Conséquence logique de cette décision, les écoles, les universités et les centres de formation professionnelle resteront fermés pour une même période , en attendant une meilleure visibilité.
Autre décision annoncée par Tebboune, celle relative à des primes qui seront accordées notamment aux travailleurs du secteur de la santé.
Il annonce en effet avoir signé un décret instituant l'octroi d'une prime exceptionnelle au profit des personnels des structures et établissements publics relevant du secteur de la santé. Il s’agit d’une prime mensuelle dont le montant varie de 10 000 à 40 000 dinars. Elle sera versée sur une durée de trois mois et peut être renouvelable en fonction de l’évolution de la situation. Le personnel exerçant dans le secteur de la santé ne sera pas seul à en bénéficier.
D’autres fonctionnaires en profiteront à l’instar de ceux de la Protection civile, de la sécurité ou ceux dédiés au nettoyage. Il s’agit pour Tebboune de remercier toutes ces catégories mobilisées dans le cadre de la lutte contre la propagation du coronavirus. A ce sujet, le président de la République a balayé du revers de la main toutes les critiques faites aux pouvoirs publics, assurant que l’Algérie avait été parmi les premiers pays à réagir, en décidant de la fermeture des écoles et des stades et en imposant des mesures de sécurité au niveau des aéroports. Idem pour l’adoption du protocole thérapeutique qui fait débat, dit-il, ajoutant que ceux qui mettaient en doute les bonnes intentions de l’exécutif s’attaquaient de manière virulente à l’Algérie car « des parties ne digèrent toujours pas la stabilité dont jouit notre pays ».
Affirmant que « l’Algérie n’a rien à cacher » concernant cette épidémie, Tebboune assure que les produits nécessaires à la prévention contre la pandémie de coronavirus étaient suffisamment disponibles, révélant que l’Algérie avait passé commande auprès de la Chine pour l’acquisition de 100 millions de masques chirurgicaux et de 30 000 kits de dépistage, ainsi que des vêtements de protection et autres équipements. Ces commandes s'ajoutent au stock national produit localement, en sus de la chloroquine, qui est produite localement aussi avec des capacités permettant le traitement de 200 000 Algériens. En cas d’épuisement des stocks et la poursuite de cette crise, dit-il, l’Algérie aura recours aux approvisionnements reçus de la Chine, dont la livraison avait déjà commencé hier.
Commentant le manque de matériels dans certains hôpitaux, Tebboune a estimé que le manque de certaines bavettes ou gants ne signifiait pas que l'État est « en situation d’incapacité ». L’absence d'équipements dans quelques wilayas était plutôt due à des « dysfonctionnements dans la distribution», ajoutant que « ce qui nous manque ce ne sont ni les moyens, ni les fonds mais plutôt la discipline».
A la question relative au sort qui sera réservé au chantier de la révision de la Constitution, Tebboune a affirmé que la conjoncture n’était nullement propice pour un tel débat, et que la question était tout simplement ajournée.
N. I.

 

CHRONIQUE
DU JOUR

Les + populaires de la semaine
1

Actualités 06:00 | 28-05-2020

Polémique sur le traitement à la chloroquine
La réponse par les chiffres de l’Algérie

Face à la polémique qui enfle au sujet de l’usage de la chloroquine dans le traitement des patients atteints de Covid-19, l’Algérie ne

2

Périscoop 06:00 | 28-05-2020

Grave accident de la circulation pour le cortège de Karim Younès

Plus de peur que de mal pour le médiateur de la République, dont le chauffeur a, miraculeusement, réussi à éviter une collision avec un autre véhicule dans la matinée d’hier au niveau des Grands-Vents, sur la rocade