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Médicaments biosimilaires Un guide de bon usage en cours de finalisation

Publié par Salima Akkouche
le 14.12.2021 , 11h00
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La Pharmacie centrale des hôpitaux a lancé un avis d’appel d’offres pour l’acquisition de médicaments biosimilaires. Entre-temps, le ministère de la Santé est sur le point de finaliser le guide de bon usage de ces médicaments. Un projet entamé depuis 2017 et qui permettrait aux professionnels de la santé d’avoir un protocole de prescription pour pouvoir substituer où interchanger entre les différentes molécules au cours du traitement.
Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - En octobre dernier, le ministère de l’Industrie pharmaceutique avait annoncé l’enregistrement de vingt-sept médicaments biosimilaires. Ces dossiers étaient en attente depuis 2015. La Pharmacie centrale des hôpitaux a enfin eu le feu vert pour acquérir ces médicaments qui concernent quatre pathologies, dont l’oncologie, l'hématologie, les maladies rhumatismales et inflammatoires.
Ces biosimilaires qui coûtent 30%, voire 40% moins cher que les molécules mères vont permettre à l’Algérie d’économiser au moins 87 millions de dollars durant cette année. Mais au-delà de l’aspect financier, ces médicaments issus de la biothérapie et leurs biosimilaires sont régis par des guides lines de bon usage par différents pays. Un guide line qui n’existe pas encore en Algérie.
Le ministère de la Santé a entamé, depuis 2017, le travail sur la préparation d’un guide de bon usage des médicaments biosimilaires. On apprend, d’ailleurs, que ce guide est en voie de finalisation. De quoi s’agit-il ? Ce protocole de bon usage doit mettre en place une réglementation pour permettre aux professionnels de la santé de décider comment faire la substitution, l’interchangeabilité ou encore l’extrapolation au moment du traitement.
Il faut savoir que la substitution est le pouvoir que donne la réglementation au pharmacien de substituer une prescription d'une biothérapie par son biosimilaire de marque différente ayant une même efficacité et même innocuité.
L’interchangeabilité est une notion de choix politique d'économie de santé, donnant le pouvoir aux médecins de switcher d'une biothérapie à un biosimilaire dans les mêmes indications et l’extrapolation, c’est une décision réglementaire introduite dans un guide de bon usage de biothérapie et ces biosimilaires dans toutes les indications permettant à ces derniers d'être utilisés dans toutes les indications du médicament de biothérapie originale.
Cependant, contacté, le professeur Bouzid, chef de service d’oncologie médicale au CPMC, s’interroge sur les composants de l’équipe chargée par le ministère de la Santé de préparer ce guide. « Il faut savoir qui va préparer ce guide. Personnellement, personne ne m’a contacté, ni les autres oncologues », dénonce le professeur Bouzid qui précise que c’est lui qui forme les oncologues sur cet aspect. Sur quelle base le médecin va-t-il décider de switcher entre ces différents biosimilaires au cours d’un traitement ? « Il faut qu’il y ait une réglementation d’abord, car, à ce jour, elle n’existe pas. La réglementation ne nous autorise pas à switcher et ce, malgré nos multiples demandes », a déclaré ce chef de service. Pourtant, le professeur a déjà été obligé de switcher, une décision qu’il a prise à ses risques et périls, puisque aucun cadre juridique ne le couvre. Toutefois, entre suspendre le traitement au bout du chemin, parce qu’il n’est pas disponible, et assurer la continuité des soins, qui est fondamentale pour ce genre de maladie, par un autre biosimilaire, le choix est vite fait.
Le professeur Bouzid donne l’exemple de l’anticorps hormonal trastuzumab. « Ils ont donné les autorisations d’importation à deux fournisseurs, et l’un d’eux s’est avéré défaillant. Alors, entre ne pas soigner et switcher, car la continuité du traitement est fondamentale, j’ai pris la décision de switcher, une décision que j’ai prise au bout de trente-cinq jours d’attente d’une autorisation sans réponse », a déclaré le professeur.
S. A.

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