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VACANCES, AÏD ET RENTRÉE SCOLAIRE

Un mois d’août très dépensier

Tant attendu pour partir en vacances, le mois d’août s’annonce cette année pour les Algériens très dépensier. Outre les vacances qui coûtent déjà assez cher, l’Aïd el-Adha qui y interfère et la rentrée scolaire apportent leur lot de dépenses.
Rym Nasri - Alger (Le Soir) - Cette année, le mois d’août s’est caractérisé par la canicule. Les Algériens passent leur temps à se plaindre des «très fortes» chaleurs qui ont incommodé plus d’un. Les températures élevées ne sont pas les seules à les affecter. Leur portefeuille ne fait que s’épuiser. Ce mois d’août qui n’est pas encore fini s’annonce déjà très dépensier. Partir en vacances a justement un coût. A chacun ses moyens et à chacun ses vacances. Pour ceux qui ont choisi de passer leur repos annuel à l’étranger, cette destination reste onéreuse. Un séjour dans un hôtel ou chez l’habitant dans une ville côtière en Algérie revient également cher. Les vacanciers qui ont opté pour cette option voient leurs économies disparaître dans la location et la restauration. Même ceux qui ont choisi de rester chez eux et se contentent de sorties en famille en bord de mer ressentent les nombreuses dépenses qu’imposent ces virées. A chaque sortie, ces familles doivent mettre la main à la poche pour régler le parking, la location de parasols et autres accessoires de plage, les sandwichs et boissons, et les dépenses sur la plage. Ces considérables dépenses obligent plus d’un à écourter ses vacances. L’Aïd el-Adha, qui coïncide cette année avec le mois d’août, brouille lui aussi les cartes. La plupart des estivants sont sommés d’interrompre leur séjour pour se préparer à cette fête religieuse. Prévu pour mardi 21 août, l’Aïd el-Adha apporte son quota de dépenses.
Comme la tradition le dicte, les enfants et parfois même les adultes sont revêtis de nouveaux habits le jour de l’Aïd. Ce shopping requiert souvent d’importantes sorties d’argent. Les dépenses ne s’arrêtent pas là. Cette fête rime également avec l’achat du mouton. A lui seul, l’animal à sacrifier nécessite plus qu’un salaire, voire deux ou trois. Même si le sacrifice du mouton pour l’Aïd el-Adha n’est pas une obligation religieuse, la plupart des Algériens le font en réalité pour d’autres raisons. Certains achètent le mouton pour faire plaisir à leurs enfants, d’autres le font juste pour se vanter devant leurs voisins. A peine l’Aïd passé que les Algériens renouent, encore une fois, avec de nouvelles dépenses. Ils n’auront pas à s’en remettre de celles de cette fête religieuse avant de se lancer dans celles de la rentrée scolaire. Les préparatifs pour la rentrée scolaire seront délicats. Assez dépouillés par les dépenses des vacances mais aussi par celles de l’Aïd el-Adha, les parents affronteront, cette fois-ci, les achats des tabliers, cartables et toutes les fournitures scolaires. Les familles nombreuses subiront de grandes pressions. Certaines d’entre elles recourent même à l’emprunt auprès de leurs proches ou de leurs employeurs. Et ce n’est pas fini ! L’achat des manuels scolaires les attend début septembre prochain.
Ry. N.