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Passage vers une économie circulaire Zerouati lance une feuille de route

Publié par Salima Akkouche
le 15.10.2019 , 11h00
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Les premières assises nationales sur l’économie circulaire se sont clôturées hier lundi, avec la mise en place d’une feuille de route pour le passage vers ce nouveau modèle économique qui limite le gaspillage des matières premières. La ministre de l’Environnement , qui a collecté 292 recommandations pour la transition vers une économie circulaire, s’est engagée à défendre cette stratégie devant le gouvernement pour sa mise en application. Les experts, eux, ont plaidé pour la mise en place d’un cadre réglementaire et institutionnel à travers une nouvelle loi intégrant l’économie circulaire.
Salima Akkouche - Alger (Le Soir) - Pour la ministre de l’Environnement qui a présidé, hier, les premières assises nationales sur l’économie circulaire, le passage à une économie circulaire est une étape obligatoire. Selon elle, l’Algérie qui produit actuellement 13 milliards de tonnes de déchets ménagers, passera à une production de 74 milliards de tonnes d’ici 2030 si l’on ne fait rien.
La valorisation des déchets ménagers, dit-elle, représente des gains économiques de 40 milliards de dinars par an, et cette activité peut générer 100 000 emplois, dont 40 000 emplois directs. Fatima Zohra Zerouati a indiqué que son département a organisé des assises régionales, qui ont collecté 292 recommandations regroupées, à leur tour, en 86 actions selon sept enjeux stratégiques qui constituent la feuille de route de la transition vers une économie circulaire.
Cette feuille de route, poursuit la ministre, compte quatre axes qui s’articulent autour de la rationalisation de l’utilisation des ressources naturelles et le développement des énergies renouvelables, le développement des pratiques d’une agriculture et l’alimentation durables, le soutien à la construction durable et la maîtrise de l’expansion urbaine, consacrer le modèle de la ville verte intégrée des déchets et l’encouragement pour le tri à l’amont, ainsi que donner la véritable place à l’économie circulaire au niveau local et national à travers la sensibilisation des décideurs et des porteurs de projets sur l’importance de cette nouvelle économie en impliquant l’ensemble des chaines de valeurs.
La ministre de l’Environnement, qui a appelé à la mise en place de commissions intersectorielles pour trouver les voies adaptées pour mettre en œuvre les actions envisagées, s’est engagée à défendre cette feuille de route devant le Conseil de gouvernement.

Résultats attendus de la stratégie intégrée des déchets
Le ministère de l’Environnement a indiqué que parmi les résultats attendus par la mise en place de la stratégie intégrée des déchets, figure la génération de déchets ménagers et assimilés qui vont diminuer de 10% et celle des autres flux de 5%. Le taux de valorisation des déchets ménagers atteindra 30% d’ici 2035, celui des déchets spéciaux 47%, celui des déchets inertes 60%, fournissant ainsi une échelle de l’ordre de 80 milliards de dinars pour impliquer le secteur privé et créer de petites et moyennes entreprises.
Les volumes des déchets à enfouir seront réduits de plus de 40%, environ 20 millions de tonnes.
L’application du principe pollueur-payeur, le générateur des déchets devra payer les coûts de gestion via la responsabilité élargie des producteurs, des redevances variables, des écotaxes et des taxes d’enfouissement et les revenus de ces taxes permettront , en combinaison avec les revenus des matériaux récupérés, de financer les dépenses de l’Etat.
S. A.
 

C’est quoi une économie circulaire
La ministre de l’Environnement a expliqué que l’économie circulaire est un modèle économique qui vise la production de marchandises et de services durables en minimisant la consommation et le gaspillage des matières premières telles que l’eau, l’énergie, mais également une diminution significative des déchets à travers la limitation des chaînes des matières.
L’économie circulaire génère une plus-value en donnant une seconde vie au produit « qui devient, par la force des choses, une nécessité impérieuse, et qui représente une alternative et un système économique d’avenir qui permet la réalisation du développement durable».
S. A.

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