Samedi 20 Avril 2004
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LE RESPECT DES PARENTS A DES LIMITES !

Par Hakim Laâlam  
Email : laalamh@yahoo.fr
"Message personnel aux importateurs algériens de whisky. Pour vos cargaisons, choisissez de bons bateaux et ne les envoyez sur Alger que par beau temps."

Merci !

- Mon fils, je t’ai demandé de venir aujourd’hui pour quelques recommandations. Tu sais que je suis vieux, malade et que je n’en ai plus pour très longtemps.

- Ne parle pas comme ça, père…

- Si ! Si ! Ne m’interrompts pas, laisse-moi, je t’en prie, aller jusqu’au bout de mes pensées.

- Soit !

- Vois-tu, mon fils, je te demande de prendre soin de ta vénérable maman, elle a de tout temps été brave et fahla.

-Tu sais que tu n’as même pas besoin de me faire ce genre de recommandations.

- Je sais ! Je sais ! Mais laisse-moi donc terminer, s’il te plaît ! Je suis convaincu que tu prendras soin de toute ta famille. Tu as toujours été un bon garçon. Mais il y a une recommandation à laquelle je tiens par-dessus tout. Je ne pourrai reposer en paix si tu ne la respectes pas.

- Père, tu m’intrigues ! Y a-t-il plus importante recommandation que celle qui consiste à me rappeler mes devoirs familiaux ?

- Oui ! Et c’est principalement pour cela que je t’ai fait venir aujourd’hui. Écoute, et n’interviens pas avant que je n’aie fini. - Bien ! Je suis tout ouïe.

- Une fois que seront connus les résultats des commissions d’enquête parlementaires sur les naufrages de bateaux dans le port d’Alger, sur les inondations de Bab-El-Oued, sur les séismes de Boumerdès, Aïn-Témouchent, Beni-Ouartilane et El-Asnam, sur l’assassinat du président Boudiaf, sur les crashes d’avions de Benyahia et les centaines d’autres commissions d’enquête mises sur pieds depuis que ton père est en âge de raison, je te demande de venir sur ma tombe me lire les conclusions de ces commissions. Tu ne peux pas savoir le bien que ça me ferait post mortem de savoir que ces enquêtes ont enfin abouti…

- Père, je te dois un immense respect. Je te dois même plus, la vie. Je t’aime, te chérit et te souhaite te retrouver la santé. Tu peux tout me demander, sauf çà ! Je ne sais même pas si mes enfants et mes petits-enfants liront eux-mêmes un jour les résultats d’une commission d’enquête algérienne. Alors, toi…

- Quoi, moi ?

- Vis paisiblement tes derniers instants et fume du thé pour rester éveillé parmi nous quelques années encore, le cauchemar continue. H. L.

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